26.09.2017, 00:01  

ABB consolide son rang dans le matériel électrique

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En rachetant l’entité dédiée au matériel électrique de GE, le géant zurichois a réalisé un joli coup.

 26.09.2017, 00:01   ABB consolide son rang dans le matériel électrique

Par Rachel Richterich

INFRASTRUCTURES - Le géant zurichois rachète une unité de General Electric pour se renforcer sur le marché américain.

C’est un joli coup pour ABB. Pas une acquisition majeure, mais elle lui permet de renforcer sa position aux Etats-Unis. En rachetant l’entité dédiée au matériel électrique (disjoncteurs, coupe-circuit, tableaux électriques, relais, etc.) du conglomérat américain General Electric (GE), le géant zurichois de l’électrotechnique renforce sa position sur le marché outre-Atlantique.

C’est que l’opération annoncée hier, chiffrée à...

C’est un joli coup pour ABB. Pas une acquisition majeure, mais elle lui permet de renforcer sa position aux Etats-Unis. En rachetant l’entité dédiée au matériel électrique (disjoncteurs, coupe-circuit, tableaux électriques, relais, etc.) du conglomérat américain General Electric (GE), le géant zurichois de l’électrotechnique renforce sa position sur le marché outre-Atlantique.

C’est que l’opération annoncée hier, chiffrée à 2,6 milliards de dollars (environ 2,7 milliards de francs), s’accompagne d’un contrat assurant à ABB et à l’entité acquise (Industrial Solutions) de fournir leurs produits à GE. «Il s’agit d’un partenariat intéressant pour ABB aux Etats-Unis», souligne Pierre-François Donzé. Le gérant discrétionnaire à la banque Bonhôte & Cie rappelle que GE, capitalisé à hauteur de 215 milliards de dollars, est extrêmement diversifié, dans des domaines aussi variés que la fabrication de moteurs d’avions, les services financiers ou encore l’imagerie médicale.

Besoins croissants

Un positionnement d’autant plus stratégique que «la demande en infrastructures électriques ne peut que croître ces prochaines années», souligne le gérant. Car dans ce domaine, les Etats-Unis, à l’instar des pays émergents, l’Inde en particulier, accumulent un important retard. Ainsi, contrairement aux producteurs et fournisseurs d’électricité, qui subissent une forte pression sur les prix en raison du marché libéralisé, les fabricants d’infrastructures électriques comme ABB voient s’ouvrir à eux un potentiel énorme. «Au total, les besoins sont évalués à 900milliards de dollars d’ici à 2030», relève Pierre-François Donzé. «Ces infrastructures servent de socle de croissance aux émergents et de fondement à la numérisation globale de nos modes de vie», souligne le gérant.

Et sur ce dernier point, ABB a aussi une longueur d’avance. «Le groupe, considéré comme un fleuron de l’industrie, a très rapidement renforcé son secteur automation, pour développer et proposer des produits et solutions en phase avec les avancées technologiques et numériques», poursuit le gérant.

Pertes d’emplois

Ce rachat, qui devrait être finalisé au cours des six premiers mois de l’année prochaine, complète l’offre de produits et services d’ABB et permet au groupe zurichois de consolider son rang de numéro deux mondial dans les produits et solutions destinés aux infrastructures. Il devrait contribuer au bénéfice d’ABB dès la première année, mais aussi permettre des synergies estimées à 200 millions de dollars par an dès 2022. Celles-ci auront inévitablement des conséquences sur l’emploi, concédait hier le patron d’ABB, Ulrich Spiesshofer, sans en dévoiler davantage. «Celles-ci devraient essentiellement concerner les Etats-Unis, puisque l’opération s’inscrit dans un processus de désinvestissement de GE dans ses divisions les moins rentables.» Le conglomérat américain aux 295 000 employés dans le monde (à fin décembre 2016) a déjà cédé des activités dans la finance, les appareils ménagers et sa filiale de télévision et de cinéma NBCUniversal, ainsi que son unité de traitement des eaux industrielles.

Les effets en Suisse devraient être anecdotiques, voire nuls, estime le gérant. «C’est une acquisition mineure pour ABB, le prix d’achat représente moins de 5% de sa capitalisation boursière et 7% de son chiffre d’affaires (réd: 33,8 millions de dollars) Même si dans un premier temps, les coûts d’intégration de GE Industrial Solutions devraient s’élever à 400 millions de dollars, entraînant une baisse de la marge brute d’exploitation de la division produits d’électrification d’ABB l’an prochain. Le groupe promet un retour à la fourchette de 15 à 19% prévue jusqu’alors au cours de l’année 2020.


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