26.01.2017, 00:01  

L’Usine à rêves de nouveau en fonction

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Que le spectacle recommence!
Par vincent adatte

Au moment où l’industrie hollywoodienne nous désespère tant elle multiplie comme des petits pains des superproductions sans âme, le jeune cinéaste américain Damien Chazelle (auteur du déjà formidable «Whiplash») ranime soudain notre flamme de cinéphile «américain» avec l’époustouflant «La La Land»!

A Los Angeles, une serveuse apprentie comédienne court en vain les castings, tandis qu’un jeune pianiste rêve d’ouvrir...

Au moment où l’industrie hollywoodienne nous désespère tant elle multiplie comme des petits pains des superproductions sans âme, le jeune cinéaste américain Damien Chazelle (auteur du déjà formidable «Whiplash») ranime soudain notre flamme de cinéphile «américain» avec l’époustouflant «La La Land»!

A Los Angeles, une serveuse apprentie comédienne court en vain les castings, tandis qu’un jeune pianiste rêve d’ouvrir son propre club de jazz, histoire de jouer la musique qu’il aime. Commencée sur une autoroute, dont les usagers bloqués par un embouteillage s’échappent par la danse, leur romance acidulée va virevolter durant plus de deux heures littéralement enchanteresses.

Truffé d’hommages cinéphiles aux grands classiques de la comédie musicale, le second long métrage de Chazelle ne prétend pas à l’imitation parfaite du genre. Les numéros de danse de ses deux protagonistes semblent volontairement approximatifs. De toute évidence, le cinéaste ne veut en aucun cas duper le spectateur en lui faisant croire à un retour possible d’un quelconque âge d’or.

Feinte ou non, leur maladresse se révèle profondément touchante et génère un sentiment d’intense jubilation, dont on avait perdu le goût à Hollywood, comme si les rouages merveilleux de l’Usine à rêves avaient été remis en marche le temps d’un film.

Un geste ou une intonation suffisent à créer l’étincelle et à reconstituer un monde féerique accordé à nos désirs, la définition même du cinéma, tel qu’on voudrait l’aimer à la folie. Et tant pis si la fin douce-amère de «La La Land», que Chazelle emprunte manifestement à «Mommy», de Xavier Dolan, ne laisse pas espérer de lendemains qui chantent et dansent de façon aussi allègre! vincent adatte

de Damien Chazelle, avec Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend… Durée: 2h08. Age légal/conseillé: 0/12 ans


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