21.09.2017, 00:01  

Il donne vie aux félins

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 21.09.2017, 00:01   Il donne vie aux félins

ANNIVERSAIRE L’artiste nonagénaire Marc Fornasari vit au rythme de sa passion dans son atelier glandois.

valérie durussel

info@lacote.ch

«Les femmes ressemblent aux félins, elles ont cette souplesse, cette élégance et même les griffes», glisse le sculpteur Marc Fornasari.

L’artiste glandois, qui a fêté ses 90 ans mardi en compagnie de sa famille, de ses voisins ainsi que la municipale Isabelle Monney, sculpte depuis plus de 60 ...

valérie durussel

info@lacote.ch

«Les femmes ressemblent aux félins, elles ont cette souplesse, cette élégance et même les griffes», glisse le sculpteur Marc Fornasari.

L’artiste glandois, qui a fêté ses 90 ans mardi en compagnie de sa famille, de ses voisins ainsi que la municipale Isabelle Monney, sculpte depuis plus de 60 ans. L’inspiration et la fibre artistique se sont révélés très tôt à lui. Enfant déjà, le crayon à la main, il libère son esprit en créant ses premiers dessins. Cette habitude devient un rythme de vie et un besoin qui anime encore aujourd’hui celui qui a créé plus d’une centaine de statues, dont certaines sont exposées aux Hôpitaux universitaires de Genève, ou dans des communes, notamment.

Des nus, puis des félins

«J’ai toujours dessiné. C’était mon plaisir et ça m’apportait ma meilleure note à l’école, précise-t-il. Actuellement, je travaille moins vite et je me repose dès que j’ai mal au dos. Mais lorsque je suis dans mon atelier, j’oublie l’heure et j’en oublierais de manger.»

L’art a toujours animé l’esprit de celui qui a travaillé dans une entreprise de décoration de bâtiments. Il a néanmoins attendu la fin des années 1950 pour se lancer dans la sculpture, en commençant par des cours d’art. Son épouse Elisabeth n’a pas tout de suite mesuré l’importance que prendrait ce passe-temps dans leur vie. Après avoir transformé le grenier de leur maison genevoise en atelier dans lequel l’artiste travaille ses nus avec ses modèles, la famille Fornasari emménage en 1988 à Gland, où il a, à présent, un véritable atelier et donne encore libre cours à son inspiration. «Au début, je ne le prenais peut-être pas vraiment au sérieux. Mais lui a tout de suite croché. Il m’a demandé de poser pour lui, j’ai essayé, mais c’est compliqué, il ne faut pas bouger. Il a rapidement arrêté de me demander, parce que je bougeais trop», sourit son épouse.

Ce sont des professionnelles et des amies de sa fille qui ont servi de modèle et inspiré le sculpteur glandois. Sa passion, Marc Fornasari l’a partagée avec sa fille, Pascale, en lui apprenant à aiguiser son regard pour réaliser à son tour des statues. «Je n’avais pas le droit d’entrer dans son atelier quand il y avait les modèles. J’étais toujours derrière lui, il m’a aidé à faire ma main, ou une grenouille. Il ne m’a jamais demandé de poser pour lui, mes amies ne posaient pourtant pas nues, mais il y avait toujours une pudeur entre nous», se souvient sa fille.

Perfection inaccessible

Depuis près de 45 ans, les modèles féminins ont fait place aux croquis de guépards et de quelques autres félins. En quête de perfection, Marc Fornasari espère, de ses mains, continuer à donner le plus longtemps possible vie à ses sculptures.

«La meilleure documentation est la télévision, car un croquis est en deux dimensions, alors qu’une sculpture est en trois dimensions, donc il faut avoir tout en tête. Je ne suis jamais content de moi et, bien entendu, c’est toujours ma dernière statue que je préfère. Je ne réaliserai jamais le félin parfait, mais je cherche la justesse.»


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