21.04.2017, 00:01  

L’engagement chevillé au corps jusqu’au bout

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Norbert Reymond posant dans le restaurant du Marchairuz, en plein cœur de ce Jura qu’il chérissait tant.

CARNET NOIR - L’ancien syndic de Gimel est décédé dans sa 68e année. Il avait siégé dix-sept ans à l’exécutif.

Jocelyne Laurent

jocelyne.laurent@lacote.ch

Norbert Reymond a vécu ses ultimes instants à l’image de ce qu’il a été durant toute sa vie: engagé, opiniâtre et méticuleux jusqu’au bout, malgré la maladie qui l’avait passablement affaibli ces derniers mois. «Il a encore réussi à préparer la convocation pour l’assemblée générale du Marchairuz de mai et il voulait même préparer son discours», explique...

Jocelyne Laurent

jocelyne.laurent@lacote.ch

Norbert Reymond a vécu ses ultimes instants à l’image de ce qu’il a été durant toute sa vie: engagé, opiniâtre et méticuleux jusqu’au bout, malgré la maladie qui l’avait passablement affaibli ces derniers mois. «Il a encore réussi à préparer la convocation pour l’assemblée générale du Marchairuz de mai et il voulait même préparer son discours», explique Nelly de Tscharner, préfet honoraire et membre du comité de l’Association des amis du Marchairuz. Norbert Reymond, lui, présidait la Société coopérative de l’asile du Marchairuz depuis mai 2011. Un mandat qu’il avait pris très à cœur après avoir quitté l’exécutif gimelan, en amoureux du patrimoine naturel et notamment du Jura.

«Il s’est dévoué sans compter pour sa commune et a multiplié les engagements», relève la syndique Sylvie Judas. Norbert Reymond a siégé dix-sept ans à l’exécutif (de 1994 à 2011), dont treize ans à sa tête. Avant cela, il a longtemps siégé au Conseil communal, premier citoyen de sa commune en 1993. Mais il a également été secrétaire du Conseil d’administration de la banque Raiffeisen de Gimel, président de la commission scolaire et de la société de gymnastique, où il avait officié en tant que moniteur.

Tous ceux qui l’ont côtoyé soulignent ses qualités de travailleur acharné. Le Gimelan René Correvon l’a précédé au poste de président de la Société coopérative de l’asile du Marchairuz: «C’était la personne rêvée pour ce poste. Norbert était quelqu’un de très précis, de bileux et de perfectionniste. Quand il empoignait un dossier, il allait au fond des choses avec parfois de la difficulté à déléguer. Il était à la fois discret et généreux. C’était un homme droit, honnête et de consensus aussi.»

Combatif et doux

Nelly de Tscharner garde également le souvenir d’un homme engagé, entier, tenace, aux qualités humaines qu’elle a su apprécier au cours de ces années où la préfet honoraire et l’ancien syndic ont fini par développer une amitié: «C’était un homme très doux, agréable, sincère, ouvert et toujours disponible. Il s’est battu comme un brave contre la maladie», précise-t-elle.

Norbert Reymond avait gagné une première bataille contre le cancer, jouissant d’une rémission. Il s’est endormi paisiblement le 15 avril, indique sa famille, après avoir affronté avec courage la maladie qui a fini par le terrasser. «C’était quelqu’un de très famille. Il a été un excellent père», relève son beau-frère et actuel municipal Philippe Rezzonico.

Arlette et Norbert Reymond ont eu deux enfants et quatre petits-enfants dont le couple s’occupait avec bonheur et qui égayaient la maison familiale.


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