19.06.2017, 00:01  

Les Potes ont fait saliver le public

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En attendant l’examen du jury, les Rollois savourent la vie, entre apéro et grillade d’une immense côte de bœuf, hors concours. De g. à dr.: Jérôme Maillet, Pierre-André Gallay, alias «Padge», et François Linder.

APPLES - La cour du collège accueillait ce samedi le concours gastronomique des Potes au feu romands. Ambiance.

martine rochat

martine.rochat@lacote.ch

Des rangées de stands couverts, sous lesquels s’activent des hommes en tunique blanche, portant des sautoirs correspondant à leur «grade». Des marmites bouillent furieusement ou mitonnent à feu doux et des poêles rôtissent sur d’antiques fourneaux à bois ou à charbon, seuls autorisés par le règlement. Ce samedi matin, sur la place devant la salle polyvalente, l’ambiance...

martine rochat

martine.rochat@lacote.ch

Des rangées de stands couverts, sous lesquels s’activent des hommes en tunique blanche, portant des sautoirs correspondant à leur «grade». Des marmites bouillent furieusement ou mitonnent à feu doux et des poêles rôtissent sur d’antiques fourneaux à bois ou à charbon, seuls autorisés par le règlement. Ce samedi matin, sur la place devant la salle polyvalente, l’ambiance est à la fois concentrée et décontractée, pour le 48e concours de cuisine gastronomique en plein air de la Confrérie romande des Potes au feu romands, organisé par la commanderie du pied du Jura.

Technique, créativité et esprit d’équipe au menu

En l’occurrence, treize commanderies locales, sur quinze, soit une soixantaine de cuisiniers amateurs au masculin, se sont mesurées lors de ces joutes gourmandes, exigeant maîtrise technique, créativité et esprit d’équipe, en sus du défi d’utiliser des instruments de cuisson absents des cuisines du XXIe siècle. La Côte était présente en force, avec des groupes venus de Morges et région, Rolle et Crans-près-Céligny. Avec les ingrédients identiques, provenant pour l’essentiel de la région, d’un panier garni, dont une truite saumonée du lac, un poulet, un choix de légumes et d’herbes aromatiques, chacun était libre de choisir ses recettes pour accommoder l’entrée et le plat principal, objets de l’épreuve. Les Morgiens avaient opté, par exemple, pour des filets de poisson rôtis sur la peau, reposant sur un lit de fenouil et de poireau, servis avec des rosaces de pommes de terre dorées au beurre. Un régal, apparemment, à en croire les parfums émanant des casseroles, suivi de pilons de poulet grillés et de leur ballottine farcie aux champignons, accompagnés d’un risotto à l’orange et de poivrons. Chez les Rollois, en revanche, le filet de truite se retrouve nappé d’une sauce à l’échalote, vin blanc et crème, présentation complétée par un tartare de légumes. En plat, des médaillons de poulet avec sauce poivrons, légumes grillés et frites, ainsi que des boulettes aux épices, herbes, panées à l’anglaise.

Véganisme, non merci!

Les uns et les autres parlent avec une joie non dissimulée de leur passion. Les Potes au feu, compte tenu de telles aptitudes, sont-ils, en passant, des hommes à marier? «C’est fait», s’exclame Daniel Pittolaz, en plaisantant. «Comme ma femme travaille et qu’elle déteste cuisiner, je profite de ma retraite pour le faire. Le matin, elle me demande ce que j’ai prévu.» Les préférences du Saint-Preyard? Les gambas au curry Madras avec du riz sauvage ou le filet mignon mariné au gingembre, sauce asiatique au soja et vin blanc, en cuisson lente au four à 80 degrés durant 1h-1h30. Il est intarissable sur les marinades, «qui servent à attendrir la viande.» Au vu des pièces des côtes ou entrecôtes de bœuf énormes, grillant en parallèle, et qui, hors concours, sustenteront les participants, les Potes au feu recrutent peu chez les véganes. Supplice de Tantale, le public, lui, a dû se contenter de se remplir les narines et les yeux. Chaque assiette étant, en effet, dédoublée pour être placée sur une table d’exposition et pour l’évaluation d’un jury professionnel et amateur de quatre membres, dont le chef Claude Joseph.

gigot de sept heures

Les Potes ont tous leur spécialité. Ainsi celle de Claude-Alain Roulet, confrère depuis onze ans, privé cette fois de concours: «Le gigot d’agneau mijoté au bouillon, avec légumes, ail et vin rouge, sept heures au four à 120 degrés. Après, on le mange à la cuiller, tellement c’est tendre. Avec le gratin de pommes de terre à la crème de ma femme, c’est divin!»


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