21.04.2017, 00:01  

Une entrée «gâchée» par le crapauduc

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Un batracien gimelan.

GIMEL - Les aménagements pour la sauvegarde des batraciens ont encore fait parler d’eux lors du dernier Conseil.

«Nos amis de la nature protègent les animaux mais n’ont pas une grande sensibilité pour l’esthétique. L’entrée de Gimel, depuis le Marais du Bon, est horrible, même assez lamentable», a affirmé Pierre-Yves Correvon, lors de la dernière assemblée, le 28 mars. Le conseiller communal faisait allusion aux panneaux solaires qui émaillent le passage à batraciens, sur toute la longueur,...

«Nos amis de la nature protègent les animaux mais n’ont pas une grande sensibilité pour l’esthétique. L’entrée de Gimel, depuis le Marais du Bon, est horrible, même assez lamentable», a affirmé Pierre-Yves Correvon, lors de la dernière assemblée, le 28 mars. Le conseiller communal faisait allusion aux panneaux solaires qui émaillent le passage à batraciens, sur toute la longueur, «de véritables poêles à frire des œufs ou des écrans TV», a-t-il ajouté.

«Ils seront enlevés une fois que la ponte aura été effectuée», lui a répondu Philippe Rezzonico. Les fameux panneaux alimentent en fait un système automatique de comptage des batraciens. Le municipal a ajouté, questionné par Pierre-Yves Correvon, qu’un couche de roulement allait être posée, le passage sur la route se révélant actuellement assez chaotique. «Le revêtement final sera posé durant les vacances scolaires, cet été. Les travaux dureront au maximum deux semaines. Pendant leur durée, la route sera interdite à toute circulation», informe Charles Tartaglia, ingénieur à la Division entretien de la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR). Un mois avant les travaux, des panneaux indiqueront le plan des déviations.

De son côté, le canton, par la voix de Christophe Portier-Fleury, gestionnaire de la nature, de la Direction générale de l’environnement (DGE), Biodiversité et paysage, se déclare très satisfait du système de comptage automatique. «Les panneaux solaires ont été installés afin d’alimenter le dispositif de suivi. En effet, afin de déterminer précisément le flux des batraciens qui emprunte ce nouveau crapauduc en période de reproduction, les 18 passages sous route ont été équipés d’un système de suivi. A noter qu’il est utilisable en alternance sur tous les autres crapauducs du canton», explique Christophe Portier-Fleury.

Le gestionnaire de la nature de la DGE a confirmé le caractère temporaire de ce dispositif inesthétique aux yeux de certains: «Le système de suiviestentièrement démontable et, après huit semaines de suivi printanier à Gimel, de fin février à avril, tout le matériel (panneaux solaires et système de comptage) sera démonté et évacué du site».

Et la direction générale de l’environnement se déclare d’autant plus satisfaite que le crapauduc n’a pas servi qu’à sécuriser le passage des batraciens. «Les premiers résultats du suivi à Gimel sont extrêmement positifs. Les premières analyses photos montrent que le crapauduc permet, bien entendu, le passage des batraciens (crapauds, grenouilles et tritons) mais les passages sous la route cantonale sont également utilisés par une partie des mammifères de petite à moyenne taille, tels que hérissons, mustelidés et également par les blaireaux. Ce crapauduc permet donc à un très large spectre de la faune sauvage (non seulement les batraciens mais également les petits et moyens mammifères) de transiter sans aucun risque de collision avec les véhicules», conclut Christophe Portier-Fleury. JOL


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