06.10.2017, 00:01  

A 66 ans, il relie Villeneuve à Genève en paddle

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Luc Rossi à son arrivée, épuisé mais heureux.

 06.10.2017, 00:01   A 66 ans, il relie Villeneuve à Genève en paddle

MIES - Luc Rossi a réalisé la traversée du Léman sur sa longueur en stand-up paddle en un peu plus de 13 heures et quelque23 000 coups de rame.

Lundi 28 août, le Myarolan Luc Rossi, qui fêtera ses 66 ans le 18 octobre, a réalisé un rêve: la traversée longitudinale du lac Léman en stand-up paddle. Un défi pour sa retraite, comme il aime le souligner. Ce...

Lundi 28 août, le Myarolan Luc Rossi, qui fêtera ses 66 ans le 18 octobre, a réalisé un rêve: la traversée longitudinale du lac Léman en stand-up paddle. Un défi pour sa retraite, comme il aime le souligner. Ce sportif, amoureux du lac, a découvert le stand-up paddle en 2013 sur le lac de Joux.

Son aventure a débuté grâce à la rencontre de trois personnes. «Tout d’abord, il y a quelques années, Alain Charmey, qui a traversé le lac Léman à la nage, ensuite Alain Baudin, ancien champion suisse de natation et, enfin, le Landais Patrice Remoiville, passionné de surf et concepteur depuis 2015 des paddles 3 Bay», raconte-t-il avec passion.

Mais un tel exploit, ça ne s’improvise pas. Il se prépare ainsi à la traversée depuis le mois de mai. Il a notamment participé à l’épreuve «La Dordogne intégrale» longue d’environ 130 kilomètres. «J’ai abandonné au septantième kilomètre. Cependant, cette expérience m’a permis de me rendre compte de certaines erreurs comme, par exemple, qu’il ne faut pas trop manger», souligne-t-il.

Départ à Villeneuve

Lundi 28 août, alors qu’il fait encore nuit, Luc Rossi arrive à Villeneuve en compagnie d’Alain Baudin. Le lieu a été choisi pour refaire le même trajet que le nageur Alain Charmey. «J’ai mis le pied dans l’eau à 6h11», se rappelle le Myarolan. Depuis la rive, Alain Charmey le suit tout au long de son périple avec son appareil photo équipé d’un téléobjectif. «En prévision de la traversée, je me suis muni d’une réserve d’eau et de barres énergisantes.»

Si, à certains endroits, il suit les rives, à d’autres – comme entre Port Ripaille et Yvoire –, il pagaie au milieu du lac. En ce début de matinée, la journée s’annonce magnifique. Mais c’est sans compter sur un très léger vent du nord qui le rattrape aux environs de Saint Gingolph et le pousse sans arrêt vers la côte. «Pendant plus de deux heures, j’ai été obligé de ramer du côté gauche. Avec comme conséquence, depuis Evian, plein de cloques aux mains. C’est grâce à mon ami Alejandro, qui me suivait avec son bateau, que j’ai pu poursuivre. Il m’a sauvé grâce à des sparadraps que je n’avais pas emporté, n’ayant pas vécu ce problème en Dordogne.»

L’aventure continue sans trop de heurts. «Je suis entré dans un automatisme, qui m’a laissé peu de souvenirs alors que la fin du périple approchait. Pour une distance de 71,4 kilomètres, il m’a fallu 13 heures 48minutes et 54 secondes pour y arriver, ou environ 23000 coups de rame et une vitesse moyenne de 6km/h. Le temps n’était pas mon objectif, je voulais tout simplement y arriver.»

Le voyage se termine à Genève, plus spécifiquement au Goléron, le pont qui relie le bain des Pâquis à la terre ferme, où ses deux amis, son épouse et sa fille l’accueillent.

«C’est le regard des proches qui change les choses. J’ai ressenti une espèce de légéreté même si plusieurs fois j’ai pensé abandonner. Par exemple, au large d’Yvoire, je n’en pouvais plus. Et puis tout à coup, à 500 mètres de la rive, sans savoir pourquoi, j’ai retrouvé la force pour continuer», complète Luc Rossi.

Quelques jours après la fin de l’aventure, il relève que cette traversée restera un souvenir fort pour lui. marie-laure bianconcini


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