22.02.2017, 00:01  

Boarder’s Park pourrait ressusciter

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David Pernet (à g.), futur ex-boss de Boarder’s Park, et Christopher Thévenot, potentiel futur boss.

NYON - La fermeture du magasin dédié aux sports de glisse est prévue pour le 25 février. Mais un jeune repreneur vient de s’annoncer.

antoine guenot

antoine.guenot@lacote.ch

Bonne nouvelle pour les amateurs de snowboard et de skate: Boarder’s Park, leur magasin fétiche à Nyon, pourrait revivre grâce à un jeune passionné de glisse. Début janvier, en apprenant la fermeture définitive de la boutique, le Nyonnais Christopher Thévenot, 25 ans, a en effet manifesté son intérêt pour reprendre le flambeau. Une aubaine pour David Pernet, futur...

antoine guenot

antoine.guenot@lacote.ch

Bonne nouvelle pour les amateurs de snowboard et de skate: Boarder’s Park, leur magasin fétiche à Nyon, pourrait revivre grâce à un jeune passionné de glisse. Début janvier, en apprenant la fermeture définitive de la boutique, le Nyonnais Christopher Thévenot, 25 ans, a en effet manifesté son intérêt pour reprendre le flambeau. Une aubaine pour David Pernet, futur ex-boss de l’enseigne qu’il a fondée il y a vingt et un ans. «J’avais le même âge que Christopher lorsque j’ai ouvert. Je ne pourrais pas espérer mieux. Ce nouveau projet permettrait de faire perdurer tout le travail que j’ai fourni durant ces années et toute la culture skate et snow qui est née autour du magasin.»

Christopher Thévenoz est une figure connue du microcosme des sports urbains. Il les pratique depuis son plus jeune âge dans la région et a lancé en 2013 «Faust», sa propre marque de planches. Il vient également d’achever un diplôme de spécialiste en management de PME. «L’idée d’ouvrir un magasin me trotte depuis longtemps en tête, confie-t-il, Mais il était exclu de me lancer tant que David était encore en activité.»

Pour le jeune homme, il n’était en effet pas question de faire concurrence à la boutique. Car ce dernier a toujours entretenu avec celle-ci une relation privilégiée. Il venait très régulièrement s’y fournir en matériel de glisse et y obtenir des conseils pour la fabrication de ses skates. Il fut également sponsorisé par l’enseigne durant quelques années. Aujourd’hui, il n’habite qu’à quelques mètres de son pas de porte.

Financement participatif

Pour l’heure, rien n’est encore signé. Le jeune homme doit à présent trouver les fonds nécessaires à la reprise du commerce. «Au total, 75000francs. Soit 40000francs pour l’agencement, les travaux ainsi que les frais de fermeture provisoire. C’est à dire les loyers, les salaires des apprentis et les charges. Puis 35000francs pour la constitution du stock», explique-t-il.

Pour atteindre cet objectif, le jeune homme lancera lundi un «We make it». En d’autres termes, une opération de financement participatif via la plateforme en ligne du même nom. «Je veux faire participer la région à la survie du magasin. Mon objectif est ainsi de récolter un minimum de 25000francs avec ce crowdfunding.» Une soirée DJ, dont la date et le lieu restent à définir, est également à l’étude pour lever des fonds.

Quid de la date de réouverture? Si tout se déroule sans ambages, Christopher Thévenot l’envisage pour le mois de mai. Quant à la ligne qu’il souhaiterait insuffler au magasin, cette dernière est déjà toute tracée dans son esprit. «Je veux jouer la carte urbaine et locale au maximum, en privilégiant les marques de skate suisses. J’aimerais aussi y introduire lanotion de deuxième main en ce qui concerne les vêtements. Et créer un petit café à l’étage pour que ce magasin devienne un véritable lieu de rassemblement.»

«Au centre-ville, c’est l’hémorragie»

inquiétudes Qu’attend la Ville pour agir face à la crise que traverse le commerce nyonnais? C’est la question que posera lundi soir, au Conseil communal, l’élue PLR Véronique Bürki, par le biais d’une interpellation. «En trois mois, trois commerces ont changé d’affectation, quatre sont en liquidation, quatre ont fermé et huit le seront avant la fin de l’année, constate-t-elle. Malgré nombre de postulats et des discussions à ce sujet, rien n’est entrepris. Au centre-ville, c’est toujours l’hémorragie.»

Pour celle qui est également commerçante et fut présidente de la Société industrielle commerciale (SIC), des mesures simples pourraient être mises sur pied. Mais elles tardent à venir. «Cela fait dix ans que l’on demande qu’une signalétique soit posée dans les rues, pour indiquer aux gens où se trouvent les commerces moins visibles. Un nouveau mobilier urbain aussi, pour rendre le centre plus attractif.»

Mais pourquoi ne pas user lundi soir d’un levier politique plus contraignant pour les autorités qu’une interpellation? «Plusieurs postulats ont déjà été déposés par le passé. Par cette interpellation, je veux poser une question. J’agirai en fonction de la réponse qui sera donnée par la Municipalité.» David Pernet, actuel président de la SIC, salue l’initiative: «Il semble que les autorités n’aient pas encore saisi toute l’ampleur du problème.»

Un marché en crise?

Si David Pernet a décidé de mettre la clé sous la porte, c’est notamment parce que les sports de glisse, et particulièrement le snowboard, n’ont plus la cote d’antan. Sans parler des trois derniers hiver sans neige qui ont fortement péjoré son chiffre d’affaires. Par conséquent, la poursuite d’un tel magasin est-elle viable? «Le skate revient à la mode dans la région. Il y a quelque chose à faire de ce côté-là», rassure David Pernet. Et Christopher Thévenot d’expliquer: «Il y a quelques années, il fallait se rendre à Lausanne ou Genève pour faire du skate. Désormais, nous avons dans la région des skateparks qui permettent une pratique locale

Ce dernier indique qu’il ne se lance pas dans l’aventure pour faire de l’argent, mais avant tout par passion. «Je garderai un travail à côté.»


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