05.10.2017, 00:01  

Gland: les trois grands défis à relever

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La ville pourrait bien passer de 13000 à 15 000 habitants au terme de cette nouvelle législature.

 05.10.2017, 00:01   Gland: les trois grands défis à relever

LÉGISLATURE 2016-2021 - En place depuis un an, les nouvelles autorités ont présenté lundi leurs ambitions pour les quatre prochaines années. Coup de projecteur sur les plus gros projets.

antoine guenot

antoine.guenot@lacote.ch

Des agendas trop chargés? Une absence de consensus? Ni l’un, ni l’autre, assurent les sept membres de la Municipalité. Si ces derniers ont un peu tardé à accoucher de leur programme de législature, c’est notamment en raison de réorganisations au sein de l’administration (changement de secrétaire municipal, déménagement de certains services). Mais aussi, disent-ils, du soin particulier qu’ils...

antoine guenot

antoine.guenot@lacote.ch

Des agendas trop chargés? Une absence de consensus? Ni l’un, ni l’autre, assurent les sept membres de la Municipalité. Si ces derniers ont un peu tardé à accoucher de leur programme de législature, c’est notamment en raison de réorganisations au sein de l’administration (changement de secrétaire municipal, déménagement de certains services). Mais aussi, disent-ils, du soin particulier qu’ils ont souhaité apporter à leur communication. Dont acte.

Une brochure papier glacé présentant ledit programme vient d’être imprimée. On n’y trouve pas de grandes nouveautés, car la Municipalité actuelle s’inscrit dans la continuité: elle souhaite avant tout concrétiser quelques gros projets lancés durant la législature précédente. A l’instar du futur quartier de La Combaz ou du réaménagement du Vieux-Bourg.

Cela ne l’empêche toutefois pas de réfléchir à de nouveaux modes de transports publics (pourquoi pas des télécabines?). Et même de rêver à un nouveau projet de piscine couverte ou de patinoire régionale. Mais rien de concret à présenter à ce sujet. Elle se concentre, pour l’heure, sur trois grands défis à relever.

Transformer le bourg historique en cœur de ville

De mémoire municipale, le projet est évoqué depuis le début des années septante. Le Vieux-Bourg a besoin d’un coup de neuf, à commencer par ses canalisations vieillissantes. L’occasion parfaite pour effectuer également un toilettage en surface. Soit refaire la place qui se situe devant l’administration communale, afin de la rendre plus conviviale. Renouveler les éclairages et le mobilier urbain. Ou encore y favoriser la mobilité douce, en limitant la zone à 20km/h. Le tout dans l’idée de faire de ce périmètre un véritable cœur de ville.

L’ex-municipal Olivier Fargeon s’était saisi du dossier durant la législature précédente. Désormais, il est entre les mains du municipal Michael Rohrer. «La phase d’étude du projet arrive à son terme. Nous devrions présenter au Conseil communal un premier préavis courant 2018», informe-t-il.

L’élu rappelle que le chantier se ferait en deux temps, d’où l’intention de soumettre deux préavis. L’un pour la rénovation du sous-sol, l’autre pour l’extérieur. «Les travaux pourraient vraisemblablement débuter fin 2018 ou début 2019». Leur montant se chiffrerait aux environs de 14 millions de francs.

Accueillir 2000 habitants supplémentaires

Après Eikenøtt, qui a étoffé la commune de 1200 habitants, deux gros quartiers sont toujours en projet. Tout d’abord celui de La Combaz, à l’ouest de la gare, qui doit accueillir 300 logements et 500 places de travail. Son Plan partiel d’affectation (PPA) a été approuvé par le Conseil communal en novembre dernier. «Mais il n’a pas encore été validé par le canton, indique Thierry Genoud, municipal de l’urbanisme. Nous devrions recevoir une réponse d’ici le mois de novembre.»

Sans compter que des opposants se sont manifestés: cinq au sujet du PPA à proprement parler et cinq autres au sujet de la modification d’un carrefour à l’avenue du Mont-Blanc, pour permettre l’accès au quartier.

Les premiers déplorent notamment le nombre insuffisant de places de parc. Les seconds un manque de pistes cyclables prévues. «Aucun ne s’oppose donc aux fondements même du projet», commente Thierry Genoud.

La Municipalité devra trouver ces prochains mois le moyen de lever ces oppositions. Ce qui pourrait bien retarder le début du chantier, même si aucune date n’a été arrêtée. «Nous partons de l’idée que les premiers habitants pourraient emménager à la fin de cette législature.»

Le second projet de quartier, moins avancé, est celui de «Gare Sud». Dans ce secteur, la ville est propriétaire de 9000 m2 de terrain. Son objectif est d’y construire une petite centaine de logements, d’y installer des commerces de proximité et même son administration communale, à l’étroit dans ses locaux actuels. Mais, pour ce faire, elle doit tout d’abord élaborer un nouveau PPA. «Nous sommes en train d’en poser les bases, indique Thierry Genoud. Le but est de pouvoir le mettre à l’enquête publique à l’automne prochain.»

Attirer les grandes entreprises

Un tissu économique riche mais qui, paradoxalement, rapporte peu d’argent. C’est le constat dressé par le nouveau municipal des finances, Gilles Davoine. A l’heure actuelle, plus de 1000 raisons sociales sont en effet inscrites sur le territoire de la commune. Le «problème», c’est qu’il s’agit essentiellement de PME et d’artisans, qui pèsent peu en matière de rentrées fiscales.

Le politicien entend donc œuvrer pour attirer de plus grosses sociétés sur le territoire glandois. Et il est convaincu que la localité dispose d’atouts pour y parvenir: «Nous sommes très bien situés entre Genève et Lausanne et proches de l’aéroport. Notre taux d’imposition est aussi plutôt bas par rapport à d’autres villes du canton. Gland a donc un vrai potentiel. Reste à le promouvoir.»

Pour ce faire, le municipal souhaite créer, au sein de la commune, un poste de délégué à la promotion économique. Si le projet est accepté par le Conseil, celui-ci pourrait entrer en fonction dès le printemps. Dans l’idée de mettre en lumière l’existant, Gilles Davoine évoque encore la possibilité d’organiser des Business Awards.

davantage de cohésion

Favoriser les rencontres. Voilà toujours un incontournable pour Gland qui, on l’a dit, est dépourvue de véritable centre. Ces dernières années, les autorités ont ainsi mis l’accent sur plusieurs initiatives. Comme le développement de l’offre culturelle à Grand-Champ, la création d’un Parlement des jeunes ou du centre artistico-social La Pépinière.

La démarche se poursuivra. Notamment «en amenant la culture dans les quartiers», indique la municipale Isabelle Monney, citant l’exemple du «Carabouquin», camping-car qui sillonne depuis peu la commune avec des lectures. On pense aussi à l’urban training, qui propose désormais des séances de sport en pleine ville.

Enfin, la Municipalité est en discussion avec les constructeurs des futurs quartiers Gare Sud et La Combaz pour que ceux-ci prévoient des emplacements pour des maisons de quartier.


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