14.09.2017, 15:43  

Nos poubelles prennent désormais le train

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 14.09.2017, 15:43   Nos poubelles prennent désormais le train

TRAITEMENT DES DECHETS - Par le biais du nouveau site de la Sadec, à Gland, les ordures de 60 communes de la Côte sont à présent acheminées vers Lausanne par le rail.

C’est en train, jusqu’à l’usine Tridel de Lausanne, que sont désormais acheminées nos poubelles. Depuis juillet 2016, les ordures ménagères des 60 communes membres de la Sadec – toutes sises dans le périmètre du district de Nyon et des anciens districts de Rolle et Aubonne – sont en effet transportées sur le nouveau site de cette dernière, à Gland, sur une parcelle de la Ballastière. 

C’est là que la société de traitement des déchets, auparavant basée...

C’est en train, jusqu’à l’usine Tridel de Lausanne, que sont désormais acheminées nos poubelles. Depuis juillet 2016, les ordures ménagères des 60 communes membres de la Sadec – toutes sises dans le périmètre du district de Nyon et des anciens districts de Rolle et Aubonne – sont en effet transportées sur le nouveau site de cette dernière, à Gland, sur une parcelle de la Ballastière. 

C’est là que la société de traitement des déchets, auparavant basée à l’Asse (Nyon), a fait ériger son nouveau bâtiment administratif. Mais aussi et surtout sa station de transfert route-rail pour les détritus qui, en l’espace de douze mois, a permis d’acheminer 16’000 tonnes d’ordures jusqu’à l’usine de valorisation de la capitale vaudoise. Le tout au rythme d’un convoi ferré par jour.

Si ce nouveau mode d’acheminement des déchets demeure peu visible, il représente néanmoins une véritable révolution pour la région. Tout d’abord par sa destination. «Jusqu’en 2013, tous les déchets incinérables du périmètre concerné étaient envoyés par la route à l’usine des Cheneviers, dans le canton de Genève, explique Didier Christen, directeur de la Sadec, désormais, seul un tiers y est encore acheminé. Il s’agit de déchets issus des entreprises locales. Tout le reste - nos ordures ménagères – est depuis transporté à Tridel.» 

De la route au rail

Ce changement de destination émane de l’Etat de Vaud, dans le cadre du plan cantonal de gestion des déchets. Le passage de la route au rail, en revanche, est une condition imposée par l’usine Tridel. «Ce mode d’acheminement fait partie des conditions d’exploitation de celle-ci, pour éviter que les camions-poubelles ne viennent s’ajouter au trafic existant.» La Sadec a toutefois bénéficié d’une dérogation, pour faire usage de la route, le temps de construire sa fameuse station de transfert de déchets à la Ballastière. 

L’installation a coûté près de 500 000 francs. Elle a été financée par une partie des transporteurs privés qui récoltent quotidiennement les ordures des 60 communes membres. «Car certains d’entre eux possédaient déjà des camions-poubelles munis de bennes qui s’installent directement sur les wagons», explique Didier Christen.

1500 camions en moins sur le réseau

Les autres – ceux qui ont donc dû mettre la main au porte-monnaie car équipés de camions traditionnelles - doivent ainsi déverser le contenu de leur remorque dans le réceptacle de la station. Celle-ci compacte ensuite les déchets et les entreposent dans de grandes bennes vertes, qui sont ensuite déposées sur les convois ferrés.

Des bennes qui, pour l’anecdote, ont été volontairement recouvertes de graffitis artistiques. «Comme ce genre de wagons finissent toujours par être tagués, nous avons pris le parti de demander à un artiste de les recouvrir d’emblée de graffitis», commente Didier Christen.        

Les bénéfices de ce nouveau mode de transport ne sont pas moindres. «Avant sa mise en service, près de 1500 camions transitaient chaque année du périmètre couvert par la Sadec jusqu’à l’usine Tridel.» Du passé, désormais. Les transporteurs privés n’ont à présent plus qu’à assurer l’acheminement des ordures des communes à la station de la Ballastière. Ce qui représente une économie non-négligeable pour les localités. En définitive que du positif, à en croire Didier Christen, puisque «cette opération représente un avantage écologique mais aussi économique.»


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