06.10.2017, 00:01  

Pour réduire le coût des déchets

Abonnés
chargement
Raymond Carrard rappelle que la généralisation des conteneurs enterrés à Nyon était une mesure préconisée  il y a cinq ans lors du vote du préavis sur le concept de gestion des déchets.

 06.10.2017, 00:01   Pour réduire le coût des déchets

NYON - Pour faire des économies, un élu des Verts propose de supprimer les levées d’ordures ménagères porte à porte.

marie-christine fert

marie-christine.fert@lacote.ch

On ne peut pas reprocher à Raymond Carrard de ne pas avoir de la suite dans les idées. Regard dans le rétroviseur: en 2009, la Municipalité avait proposé un concept de gestion des déchets avec une super-déchetterie à l’Asse qui avait suscité le courroux du législatif. Alors conseiller communal socialiste avant de se fâcher avec son parti sur...

marie-christine fert

marie-christine.fert@lacote.ch

On ne peut pas reprocher à Raymond Carrard de ne pas avoir de la suite dans les idées. Regard dans le rétroviseur: en 2009, la Municipalité avait proposé un concept de gestion des déchets avec une super-déchetterie à l’Asse qui avait suscité le courroux du législatif. Alors conseiller communal socialiste avant de se fâcher avec son parti sur cette question, c’est lui qui avait défendu avec succès le principe d’un maillage de la ville avec des écopoints. Sauf que, selon ce conseiller communal qui siège depuis le début de cette législature avec les Verts, le concept de gestion des déchets adopté par le législatif en 2012 n’est pas abouti.

Dans un postulat qui est entre les mains de la Municipalité, Raymond Carrard demande carrément la suppression des actuelles levées des ordures ménagères porte à porte deux fois par semaine. A la place, il préconise des conteneurs enterrés sur domaine privé, démarche entreprise pour les nouvelles constructions ou, si besoin, sur le territoire de la commune. Une proposition qui avait été préconisée en 2012 mais qui n’a pas été généralisée. Or, selon l’écologiste, avec une seule levée par semaine des fameux conteneurs enterrés, 750 000 francs d’économies sont envisageables chaque année (lire encadré). «Ce qui coûte cher, c’est d’avoir deux systèmes différents», calcule-t-il. Ajoutant qu’une diminution des charges permettrait à la commune de moins peiner à atteindre le seuil obligatoire des 40% des coûts de la gestion des déchets financés par la taxe au sac; les 60% restants résultant de la taxe de base.

Dans son argumentaire, Raymond Carrard s’inspire de l’exemple de Neuchâtel qui a installé 450 conteneurs enterrés et dont le «relief tourmenté» n’a pas empêché aux autorités de trouver des solutions pour faire aboutir ce projet. La généralisation d’un tel dispositif à Nyon, note-t-il, serait plus aisée dans la mesure où la commune est en partie déjà équipée. Renseignements pris auprès du service Travaux et environnement, 29% des ordures ménagères sont collectées en conteneurs enterrés et 71% en conteneurs sur roues ou en sacs déposés aux pieds des immeubles (porte à porte).

Deux camions en bout de course

Question finances, la ville subventionnant à hauteur de 50% l’installation d’un conteneur avec un plafond de 7500 francs, il y a un coût, qui affirme-t-il, serait rapidement compensé par les économies engendrées.

Autre argument qui devrait inciter l’exécutif à être plus attentif à cette question: selon Raymond Carrard, les deux camions chargés de la levée porte à porte arrivent en bout de course. Ils avaient nécessité un investissement de 751 000 francs il y a dix ans... Qui pourrait être économisés avec un seul mode de ramassage des ordures ménagères.

Sauf que la généralisation des levées de conteneurs enterrés s’accompagne d’une diminution du nombre de personnes attitrées à cette tâche. le Vert estime que ces agents de la ville pourraient se voir confier d’autres tâches plus gratifiantes.

La balle est désormais dans le camp de la Municipalité. L’exécutif, répond Roxane Faraut Linares, travaille sur l’évolution du concept de gestion des déchets. «Depuis l’introduction de la taxe au sac en 2013, des données ont été récoltées. Nous quantifions à présent les reports sur les écopoints», indique la municipale en charge de Travaux et environnement. L’élue PLR a six mois pour répondre au postulant; un retour qui pourrait prendre la forme d’un préavis. «On va faire preuve d’encore plus de créativité», assure Roxane Faraut Linares.

Comme quoi les déchets peuvent aussi susciter des montagnes de... créativité.

argumentation chiffrée

Dans son postulat, Raymond Carrard étaye son argumentaire d’une démonstration chiffrée:

«Aujourd’hui, quatre camions avec un équipage de trois hommes chacun roulent cinq jours par semaine. Cela représente 75 400 kilomètres par an pour un coût de 602 000 francs auxquels il faut rajouter 1,34 million de charges de personnel, donc, le coût global de la logistique s’élève à 1,942 million. Avec le nouveau système proposé, plus que trois camions avec chacun un chauffeur rouleront aussi cinq jours par semaine, cela représentera 57 500 kilomètres par an pour un coût de 286 000 francs auxquels il faudra rajouter 903 000 francs de charges de personnel. A terme, une fois que toute la Ville sera équipée de points de collecte enterrés, l’économie sur la logistique sera de 750 000 francs.»


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top