07.09.2017, 12:15  

Un habitant de Grens court un ultra-trail de 160 kilomètres

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Christian Piffard a couru 160 kilomètres.

 07.09.2017, 12:15   Un habitant de Grens court un ultra-trail de 160 kilomètres

Performance - Christian Piffard, ultra-trailer de Grens, est venu à bout et au bout d’une course de 160 kilomètres disputée aux Etats-Unis.

Pourquoi courir? Beaucoup de personnes, qu’elles courent ou qu’elles ne courent pas, se posent cette question. Christian Piffard, 43 ans, apporte quelques éléments de réponse. «Perdre du poids était un motif. Mais, surtout, je voulais être un modèle pour mon fils», lâche ce père de deux enfants. «La course à pied est un sport magique, s’émerveille Christian Piffard, en regrettant toutefois son côté chronophage. Pourtant, au début, en 2009, courir ne serait-ce que quinze minutes...

Pourquoi courir? Beaucoup de personnes, qu’elles courent ou qu’elles ne courent pas, se posent cette question. Christian Piffard, 43 ans, apporte quelques éléments de réponse. «Perdre du poids était un motif. Mais, surtout, je voulais être un modèle pour mon fils», lâche ce père de deux enfants. «La course à pied est un sport magique, s’émerveille Christian Piffard, en regrettant toutefois son côté chronophage. Pourtant, au début, en 2009, courir ne serait-ce que quinze minutes était difficile.»

Au bout d’une année de pratique, l’habitant de Grens court son premier 10 kilomètres, celui de Jussy. Puis, il poursuit avec le semi-marathon de Genève. «Je voulais voir jusqu’où je pouvais aller», explique-t-il. Et l’athlète a très vite prouvé qu’il pouvait aller loin, très loin. En 2010, il enquille 68 kilomètres consécutifs lors des défis du jubilé à Saint-Maurice. S’ensuivent la Course des Templiers en 2012, «une course parfaite» bouclée en moins de 10 heures.

Puis, la TDS, enfin même les TDS, soit le Trail du Salève et sur les Traces du Duc de Savoie, cette dernière course représentant un périple de quelque 120 kilomètres pour 7500 mètres de dénivelé positif, achevé en 26h33. «J’étais super content de mon résultat, même si j’ai terminé en marchant, complètement éreinté au petit matin», se remémore Christian Piffard.

Attrait pour l’étranger

En 2015, il part pour la Transvulcania, sur les îles Canaries. «J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à courir à l’étranger», commente celui qui travaille dans le domaine de l’informatique. Le ton est donné.

En août dernier, Christian Piffard prend le départ de la «Angeles Crest 100 Mile Endurance Run» aux Etats-Unis: 100 miles, soit 160 kilomètres. Une limite qu’il s’impose,… qu’il respectera? «Pour moi, cette distance est la frontière, celle qui permet de préserver un équilibre entre sport, travail et vie familiale», développe le quadragénaire.

Le départ est donné à 5 heures. Les passages techniques sont peu nombreux, contrairement à la TDS (Traces du Duc de Savoie), une course jalonnée de chaînes et de cordes. Mais, Christian Piffard doit composer avec l’inconnu, côtoyer les tarentules et serpents à sonnettes, et supporter une température qui atteint les 36 degrés.


"Je n’arrivais plus ni à manger, ni à boire"


«J’ai éprouvé beaucoup de difficultés à trouver mon rythme. Je n’arrivais plus ni à manger, ni à boire», raconte l’un des fondateurs du club «TraiLéman». «Après cent kilomètres de course, j’ai été tenté d’abandonner. Mais l’abandon n’était pas une option», corrige de suite l’ultra-trailer. Après une phase de repos, Christian Piffard parvient à remonter une vingtaine de concurrents, et termine, sans ampoules, ni blessures, à une honorable 79e place en 31h23’27.

La dernière course?

Et maintenant? «Je suis plein de gratitude envers la vie et savoure ce que j’ai accompli», analyse Christian Piffard en donnant son plein sens au mot «accomplissement». «Je suis au bout de ma liste, je n’ai plus de projets de courses et plus rien à me prouver», confie le sportif émérite, encore empli d’émotions. Et d’ajouter: «Au fond, l’important n’est pas la reconnaissance que l’on te porte, mais celle que tu te donnes et t’accordes.»

Etait-ce vraiment la dernière course? Hésitant, Christian Piffard informe qu’il dispose des points nécessaires pour participer à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc en 2018. Il se souvient également d’une revanche à prendre aux 100 kilomètres de Bienne. Alors…? «Maintenant, plus rien n’est impossible», se plaît à conclure Christian Piffard en laissant planer le doute sur son avenir en course...

stéphanie ponthus


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