29.09.2017, 00:01  

«Il nous faut du temps pour construire»

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Loan Morand, le coach-assistant (à g.), et Fran Léon, le nouvel entraîneur du Nyon Basket Féminin (à dr.), entourent leur équipe.

 29.09.2017, 00:01   «Il nous faut du temps pour construire»

NYON BASKET FÉMININ - Sous la houlette de son nouvel entraîneur, Fran Léon, les filles du Rocher abordent cette nouvelle saison avec un mot d’ordre: le travail.

florian sägesser

florian.saegesser@lacote.ch

Lui-même l’avoue sans ambages: «Nouvelle saison, nouveau coach, nouvelle philosophie, il nous faut du temps pour construire.» Dans un français teinté d’un joli accent espagnol, Fran Léon, entraîneur du Nyon Basket Féminin depuis cet été, prône la patience – ce qui n’exclut pas l’ambition, celle d’être parfaitement compétitifs «dans deux à trois mois».

Le 1er tour de LNB, qui...

florian sägesser

florian.saegesser@lacote.ch

Lui-même l’avoue sans ambages: «Nouvelle saison, nouveau coach, nouvelle philosophie, il nous faut du temps pour construire.» Dans un français teinté d’un joli accent espagnol, Fran Léon, entraîneur du Nyon Basket Féminin depuis cet été, prône la patience – ce qui n’exclut pas l’ambition, celle d’être parfaitement compétitifs «dans deux à trois mois».

Le 1er tour de LNB, qui s’ouvre ce samedi – à Blonay pour le NBF (16h30) –, servira de rampe de lancement à une équipe qui, après avoir œuvré plusieurs saisons sous l’égide de Michel Voide, a connu deux coaches en un peu plus d’une année. En effet, Patrick Macazaga, arrivé au club en août 2016, n’a pas prolongé l’aventure au-delà de sa première saison. «Michel comme Patrick, sur le plan basket, nous avaient passablement apporté. Le défi était de trouver quelqu’un susceptible de nous amener tout autant», souligne Brigitte Perez, la présidente du Nyon Basket Féminin.

Donner en toute situation le maximum

Cette personne se nomme donc Fran Léon. L’Espagnol débarque au Rocher avec, dans son sac, une solide expérience – tant en Espagne, son pays, qu’en France; qui plus est dans le basket féminin. «Je dois m’adapter au pays, comme les filles doivent s’adapter à ma philosophie», partage-t-il.

Dans ses gènes, l’exigence du travail bien fait et, surtout, la conviction que le dur labeur trouve toujours récompense. «Nous devons nous montrer honnêtes face à notre travail, bosser beaucoup et chaque jour, explique Fran Léon. Je souhaite modeler les mentalités, bâtir un groupe qui pense comme des championnes, peu importe les résultats; jouer vite, dur, donner à chaque minute le maximum, ne jamais se relâcher.»

De l’aveu de Loan Morand, le coach-assistant qui, à l’instar des joueuses, a découvert le nouvel entraîneur et sa façon de fonctionner, «la mayonnaise prend». «Avec chaque fille, avec l’équipe, Fran cultive une approche positive, bien qu’il soit très dur. Il s’agit toutefois d’une exigence qui pousse vers le haut», lâche Loan Morand. Son de cloche également positif du côté de la présidente du club: «Fran, que nous partageons avec Versoix où il est directeur technique, apporte son enthousiasme, il s’implique énormément.»

Des cartes redistribuées

Reste, d’un point de vue purement tactique, l’inconnue à la mène. Le Nyon Basket Féminin a perdu sa meneuse Inès Salat, mais récupère Pauline Bonacorsi (de retour de voyage). Dans un premier temps, cette dernière se partagera la montée du ballon avec Samira Al Barqua – «deux joueuses qui n’évolueront pas à leur poste de prédilection, en espérant que le jeu de tout le monde n’en pâtisse pas», réagit Loan Morand. En revanche, le NBF accueille la Française Aminata Mbaye, venue en Suisse pour ses études. «Elle va apporter son expérience et sa solidité», commente Brigitte Perez.

«Nous possédons un groupe équilibré, entre le jeu intérieur et extérieur», affirme, pour sa part, Fran Léon. Lors des prochaines sorties, l’entraîneur espagnol ne regardera pas le tableau d’affichage («le score ne m’intéressera pas»), mais bien le contenu. Si au Rocher on refuse de formuler, pour l’instant, un objectif précis («il est trop tôt»), les play-off planent malgré tout dans les têtes. «Je crois en mes joueuses, martèle Fran Léon. J’espère que cela sera très, très dur de nous battre dans notre salle. Nous avons du boulot.» Et de conclure, avec le sourire: «Dans mon pays, la situation est difficile, donc avoir beaucoup de travail, c’est mieux!»


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