17.02.2017, 00:01  

Un seul être vous manque...

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Rico McGregor (à g.) et Marvin Owens (à dr.) n’ont que trop rarement partagé le parquet ensemble, la faute aux blessures.

BASKETBALL - Rico McGregor sur le flanc, le BBC Nyon n’a que rarement joué avec son duo d’étrangers. Il apprend à faire avec... ou plutôt sans.

florian sägesser

florian.saegesser@lacote.ch

Jeudi à la mi-journée, dans la salle du Rocher, aucune trace de Rico McGregor. Le Bahaméen a troqué une séance de tirs, avec Fabrice Rey, William Van Rooij et Marvin Owens, pour une séance de physiothérapie. «Rico fait son programme en toute indépendance. Il doit beaucoup travailler sa souplesse, glisse Fabrice Rey, l’entraîneur du BBC Nyon, entre deux...

florian sägesser

florian.saegesser@lacote.ch

Jeudi à la mi-journée, dans la salle du Rocher, aucune trace de Rico McGregor. Le Bahaméen a troqué une séance de tirs, avec Fabrice Rey, William Van Rooij et Marvin Owens, pour une séance de physiothérapie. «Rico fait son programme en toute indépendance. Il doit beaucoup travailler sa souplesse, glisse Fabrice Rey, l’entraîneur du BBC Nyon, entre deux rebonds. Le soir, en revanche, il participe aux entraînements en compagnie de l’équipe.»

Absent (car blessé) samedi dernier contre Meyrin, Rico McGregor le sera encore ce dimanche à Lugano (15h à l’Istituto Elvetico). Le puissant et massif Bahaméen (201 cm) souffre d’une inflammation et d’une déchirure au niveau de l’aine. Sa présence sur le parquet, pour le duel au sommet contre Vevey, le 25 février, est d’ores et déjà compromise. «On n’agit pas en fonction de l’adversaire mais du joueur», rappelle Fabrice Rey.

Un vide à meubler

Selon son médecin, la convalescence de Rico McGregor se porterait à quatre semaines. Cela dit, le club du Rocher a des échéances et des objectifs à atteindre. Mais l’intérieur du BBC Nyon traîne cette gêne depuis des mois. «Cela fait un moment que l’on joue en dents de scie avec Rico, reconnaît Fabrice Rey. Autant le préserver pour qu’il soit en forme pour les gros matches.» Sous-entendu, les play-off, moment où Nyon a décidé de frapper fort, très fort.

Cette absence pèse cependant lourd. «Définitivement, cela fait mal de devoir se passer de Rico, il nous manque car il est intraitable aux rebonds et nous espérons tous qu’il revienne le plus rapidement possible», lâche Marvin Owens, bien conscient que son coéquipier représente une «garantie». «Nous devons apprendre à jouer sans lui, comme l’équipe a dû apprendre à jouer sans moi lorsque je me suis moi-même blessé.»

Dans l’approche des matches, la donne évolue. Fabrice Rey ne le cache pas: «Cela change énormément, nous bénéficions d’un repère, d’une assurance en moins.» Vide à combler. «Rico prend de la place. On doit donc meubler notre jeu, fournir davantage d’effort, les décupler pour pallier son absence», ajoute le coach des Vaudois.

Binôme intermittent

Dans la peinture, le BBC Nyon s’astreint, par la force des choses, à un régime «minceur»: William Van Rooij blessé pour la saison, Gino Lanisse en manque de réussite, Xavier Paredes hors de forme et Rico McGregor sur le flanc, d’autres joueurs sont ainsi appelés à prendre leurs responsabilités. Samedi dernier contre Meyrin, ce furent les jeunes.

La rencontre contre Lugano, ce week-end, offre un tremplin idéal pour repartir du bon pied, même si le coach nyonnais abat la carte de la méfiance. «Depuis le début de la saison, c’est vrai, nous n’avons pas pu beaucoup travailler avec le binôme Owens-McGregor», relate Fabrice Rey. Pas évident pour développer l’alchimie du duo: «Nous avons une relation pleine de respect, Rico est un bon type, expose Marvin Owens, qui partrage un appartement avec son coéquipier. Sur le terrain, on essaie de s’écouter au maximum.»

Pour le moment, patience. «Au contraire de l’an dernier, ces pépins surviennent avant les play-off et non pendant, dit Fabrice Rey. On positive comme on peut.»

«Reconstruire la confiance tout comme le corps»

marvin owens Sept, huit, neuf... Ce midi, en compagnie de William Van Rooji, Marvin Owens enchaîne les tirs, et pratiquement à chaque fois le panier. «Je suis à 80-85% de mes capacités», rappelle l’Américain, de retour à la compétition en novembre mais toujours en convalescence.

Une rupture du tendon d’Achille ne s’efface pas du jour au lendemain. «Cette année constitue le plus gros challenge auquel j’ai dû faire face. Je n’avais jamais été blessé et j’ai dû sauter dans cette saison sans préparation ni rythme.»

Alors Marvin Owens sue, sang et eau, midi et soir. Même sur une jambe, il restait le dépositaire du jeu nyonnais. Mais la tête a appris à s’adapter au corps. «Je n’étais plus sûr de certains détails; en un contre un j’étais plus lent. Je me suis retrouvé dans l’obligation de me répéter que cela allait venir, que la forme allait revenir. Tu dois reconstruire ta confiance en parallèle de ton corps.»

L’Américain, MVP de la saison dernière malgré sa blessure contractée en demi-finale des play-off, s’écoute désormais davantage. «Je m’adonne à énormément de streching, bien plus que j’en faisais auparavant, explique-t-il. Si je sens une douleur, je ne force pas et je me rends chez le physio lorsque j’en ressens le besoin.»

Le week-end précédent, le BBC Nyon a manqué de tout, surtout d’énergie. «Nous avons joué le jeu de Meyrin, sans rythme. Qui plus est, lorsque tu es leader, l’adversaire vient pour te bousculer.» Le club du Rocher a perdu le trône, Vevey lui est repassé devant. «Dimanche, il y a ce match à Lugano, ce que nous voulons avant tout, c’est terminer en tête à la fin du troisème tour et de la saison. Sans discussion! La semaine prochaine, la partie contre Vevey sera déterminante pour la place de leader, ce sera un gros match!» flos


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