Festival de Cannes: la Palme d'or revient au film "Une affaire de famille" de Hirokazu Kore-eda

La Palme d'or du 71ème Festival de Cannes a été remportée par le film Une affaire de famille du Japonais Hirokazu Kore-eda.
19 mai 2018, 20:21
/ Màj. le 19 mai 2018 à 21:52
Le réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda a obtenu la Palme d'or lors de la 71ème édition du Festival de Cannes.

Le réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda a reçu samedi la Palme d'or du Festival de Cannes pour "Une affaire de famille". C'est la première palme d'or japonaise depuis 1997.

La soirée a débuté par une prise de parole de l'actrice italienne Asia Argento, une des accusatrices d'Harvey Weinstein. Elle a affirmé que le producteur américain accusé de viols et d'agressions sexuelles ne serait "plus le bienvenu" sur la Croisette.

Espoir de Kore-Eda

Première palme d'or japonaise depuis "L'Anguille" de Shohei Imamura en 1997, "Une affaire de famille" raconte l'histoire d'une famille qui vivote, chaparde dans les magasins et recueille une fillette maltraitée. "A chaque fois que je viens ici, que je suis invité au Festival de Cannes, je me dis que c'est vraiment un endroit où l'on reçoit beaucoup de courage", a souligné Hirokazu Kore-Eda en recevant son prix.

"Je ressens aussi de l'espoir, l'espoir peut-être que grâce au cinéma les gens qui habituellement s'affrontent, les mondes, les pays qui s'affrontent, peuvent peut-être se rejoindre. Je vais donc accepter, recevoir ce courage et cet espoir que j'ai reçus ici", a-t-il ajouté.

Le réalisateur a aussi dit vouloir partager son prix "avec les deux réalisateurs qui n'ont pas pu être présents ici à Cannes", l'Iranien Jafar Panahi et le Russe Kirill Serebrennikov, tous deux interdits de voyager à l'étranger, et avec "les jeunes réalisateurs qui commencent dans le métier et qui vont nous créer beaucoup de beaux films à l'avenir".

Palme spéciale pour Godard

Le réalisateur franco-suisse Jean-Luc Godard, qui présentait "Le Livre d'image", a pour sa part reçu une Palme d'or spéciale. Une récompense inhabituelle imaginée pour cet "artiste qui fait avancer le cinéma", qui "a repoussé les limites, qui cherche sans arrêt à définir et à redéfinir le cinéma", a expliqué Cate Blanchett.

L'Américain Spike Lee a été récompensé par le Grand Prix pour "BlacKkKlansman". Ce polar aux allures de pamphlet contre le racisme est inspiré de l'histoire vraie d'un policier afro-américain qui a infiltré le Ku Klux Klan en 1978.