Les festivaliers du Caribana sous hypnose

Sur le terrain du festival, une troupe d’hypnotiseurs de rue se charge de l’animation avant les concerts. Première expérience faite ce mercredi pour la soirée de lancement.
07 juin 2017, 20:33
/ Màj. le 09 juin 2017 à 16:31
Xavier Clausse, alias XavMaster, et sa troupe hypnotiseront les festivaliers du Caribana jusqu'au samedi 10 juin.

Vêtus de costumes bleus, sept hypnotiseurs déambuleront sur le terrain du Caribana jusqu’à samedi pour magnétiser les festivaliers. Ce mercredi, jour de lancement du festival, le groupe Hypnoteam a démontré l’étendue de ses talents sur la plage de Crans-Près-Céligny. Peu avant les concerts, aux alentours de 17h30, XavMaster et sa clique ont hypnotisé plusieurs groupes de personnes, la plupart testant l’expérience pour la première fois.

«Le but est de faire découvrir aux gens ce qu’est l’hypnose, on ne va pas dans quelque chose de très profond. Le seul secret c’est d’accéder à son imagination», explique Xavier Clausse, alias XavMaster, meneur de la troupe.

Si il se peut que la technique ne fonctionne pas sur tout le monde, «ce n’est qu’une question de temps», selon le professionnel. En effet, dans le cadre d’un festival, beaucoup d’éléments interfèrent avec la concentration et la relaxation. Mais expérience faite, le résultat est pour le moins troublant.

L’hypnotiseur commence la séance par de simples exercices, avant de contrôler ses proies. Ecarter les mains ou les doigts pour les imaginer se rapprocher grâce à une force magnétique. Puis, en un claquement de bouche, nous voilà endormis et sous l’emprise du magicien. Un fou-rire incontrôlable nous envahit, sans que l’on puisse résister.

Et l’on devient statue. Inébranlable, figé au sol, sans qu’un talon ne décolle. Notre voisine, elle, se met à oublier son prénom. «Je croyais à l’hypnose, mais je n’avais jamais essayé. Il s’avère que je suis plutôt réceptive, je me sentais dans un état de bien être, comme si je faisais une longue sieste», nous dit Victoria, après avoir retrouvé ses esprits.

par Alexandre Caporal