Coronavirus: l’espérance de vie en Suisse a baissé en 2020

L’espérance de vie a reculé de 0,9 an chez les hommes et de 0,5 an chez les femmes en comparaison avec 2019. Le coronavirus a toutefois provoqué beaucoup moins de décès que la grippe espagnole en 1918.
25 oct. 2021, 11:55
/ Màj. le 25 oct. 2021 à 14:54
Une telle diminution n'avait pas été observée depuis 1944 chez les hommes et 1962 chez les femmes. (illustration)

La pandémie de coronavirus a fait chuter l’espérance de vie à la naissance en Suisse. Elle a reculé en 2020 à 81 ans pour les hommes et à 85,1 ans pour les femmes, en baisse respectivement de 0,9 et 0,5 an par rapport à 2019.

Une telle diminution n’avait pas été observée depuis 1944 chez les hommes et 1962 chez les femmes, indique lundi l’Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué. L’espérance de vie a reculé de façon particulièrement marquée pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

Entre 2019 et 2020, leur espérance de vie a reculé de 0,7 an pour les hommes et 0,5 an pour les femmes, en raison des décès liés au Covid-19. L’espérance de vie à 65 ans des hommes a diminué de 20 ans à 19,3 ans, tandis que celle des femmes est passée de 22,7 ans à 22,2 ans.

Comparaison avec la grippe espagnole

De manière globale, l’année 2020 se démarque par son nombre record de décès: 76’195 contre 67’780 en 2019. Une valeur aussi élevée n’a jamais été observée en Suisse depuis l’enregistrement systématique des décès par les offices d’état civil en 1876.

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En comparaison à la grippe espagnole de 1918, les décès liés au Covid-19 ont jusqu’à maintenant toutefois été beaucoup moins nombreux: 7600 personnes en 2020, soit 0,9 décès pour mille personnes, contre 22’000 morts en 1918, soit 5,6 pour mille. L’espérance de vie a chuté de manière aussi bien plus considérable durant la grippe espagnole, qui a touché principalement des personnes âgées de 20 à 40 ans, avec une baisse de 10,1 ans.

Les deux pandémies présentent toutefois des similitudes: la deuxième vague de contamination a eu lieu durant les mêmes mois de l’année, avec un pic en novembre. Dans les deux cas, la mortalité a été plus grande dans l’ouest et le sud du pays et touché plus d’hommes que de femmes et le nombre annuel de décès toutes causes confondues a atteint une valeur record en 1918 et 2020.