Coronavirus: les cantons romands mettent en place leur plan de vaccination

Les cantons romands sont sur le pied de guerre. Tous planifient minutieusement leur plan de vaccination en attendant le feu vert de Swissmedic.
13 déc. 2020, 10:56
/ Màj. le 13 déc. 2020 à 10:56
Les cantons se préparent à vacciner massivement la population.

Les cantons planchent sur la planification des vaccinations contre le Covid-19 mais ils attendent de connaître les caractéristiques des vaccins avant de présenter leurs dispositifs, qui oscilleront entre distribution centralisée et décentralisée. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a pour objectifs le début des vaccinations en janvier et la réalisation de 75’000 vaccinations par jour.

Si l’achat des vaccins est du ressort de la Confédération, la mise en place des infrastructures est déléguée aux cantons. Ces derniers attendent le feu vert de Swissmedic et de la Confédération pour la mise sur le marché et la livraison des vaccins. Ils élaborent des plans de vaccination selon plusieurs scénarios en attendant que les dernières inconnues soient levées.

Qu’importe la décision de Swissmedic, Genève est prêt pour tous les scénarios.
Laurent Paoliello, porte-parole du Département genevois de la santé

Tout dépendra des décisions prises par Swissmedic et quels seront les vaccins autorisés, selon Laurent Paoliello, porte-parole du Département genevois de la santé. Selon le vaccin, la logistique mise en place sera différente, explique-t-il. Un vaccin doit par exemple se conserver à -60 degrés, un autre peut être stocké de manière plus classique.

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Le nombre de doses reçues, la période entre deux injections, la durée d’efficacité du produit sont tout autant de critères qui influencent la logistique. «Mais qu’importe la décision de Swissmedic, Genève est prêt pour tous les scénarios», affirme M. Paoliello.

Les unités concernées travaillent d’arrache-pied à la mise en œuvre du plan de vaccination.
Jacques Chapatte, chef du service jurassien de l’information et de la communication

Le canton de Fribourg estime qu’il est trop tôt pour communiquer. Le Jura, lui, présentera bientôt les grandes lignes de son plan de vaccination. En attendant, «les unités concernées travaillent d’arrache-pied à la mise en œuvre de celui-ci», précise Jacques Chapatte, chef du service jurassien de l’information et de la communication.

Equipes mobiles

Neuchâtel se «prépare activement», indique Isabelle Maillat Schreyer, de la communication neuchâteloise. Le canton élabore un plan de vaccination ainsi que la logistique nécessaire avec une cheffe de projet et l’appui des partenaires de la santé.

D’autres cantons ont déjà partiellement dévoilé leur stratégie. Le Valais compte s’appuyer sur trois piliers, soit les médecins de premier recours, les pharmacies ainsi que sur trois centres de vaccination, relève le Service valaisan de la santé publique.

Valais et Vaud précisent qu’ils respecteront les priorités établies par la Confédération. La priorité sera donnée aux personnes vulnérables, au personnel de santé et d’encadrement ainsi qu’aux résidents de structures communautaires.

En conférence de presse lundi dernier, la conseillère d’Etat Rebecca Ruiz a annoncé que des équipes mobiles seront créées pour vacciner les résidents en EMS ainsi que les personnes qui ne peuvent pas se déplacer. Des centres ad hoc verront également le jour. Vaud devrait en principe vacciner 400’000 personnes (soit 800’000 injections en tout) d’ici l’été 2021.

Pour le moment, le Conseil d’Etat vaudois a validé la composition d’une task force composée d’experts. Ces derniers travaillent actuellement sur les différents scénarios, avec pour objectif, comme dans les autres cantons, que le dispositif soit opérationnel quand les vaccins seront livrés par la Confédération.

Le Tessin a d’ores et déjà annoncé mercredi créer six centres de vaccination pour atteindre ce même objectif. Les cantons attendent le planning de Berne. L’OFSP table sur des premières vaccinations en janvier, mais rien n’est pour l’heure confirmé.