Coronavirus: les Freiheitstrychler critiquent les violences et la police

Les organisateurs de la manifestation à Berne contre les mesures de lutte contre la pandémie se défendent. Ils se distancient des violences et des débordements. Ils critiquent par ailleurs la police qui qualifie cet événement d’assaut contre le Palais fédéral.
18 sept. 2021, 09:03
/ Màj. le 18 sept. 2021 à 22:02
Des débordements ont eu lieu lors d'une manifestation non autorisée à Berne.

Les organisateurs de la manifestation contre les mesures de lutte contre la pandémie de jeudi rejettent toute responsabilité pour les débordements. Ils se distancient de «toute forme de violences».

Les «provocateurs» qui ont secoué le grillage dressé sur la Place fédérale pour protéger le Palais fédéral sont des «personnes isolées» qui n’appartiennent pas aux «Freiheitstrychler», a indiqué ce groupe dans la nuit de vendredi à samedi. Pour mémoire, une manifestation non autorisée contre les mesures de lutte contre la pandémie avait réuni entre 3000 et 4000 personnes à Berne jeudi soir.

 

Le conseiller municipal bernois en charge de la sécurité Reto Nause a qualifié les événements d’assaut contre le Palais fédéral, une qualification que les organisateurs de la manifestation rejettent. L’expression est de la propagande mensongère contre les opposants aux mesures de lutte contre la pandémie, dénoncent-ils.

 

Le groupe critique également la police, qui n’a, selon lui, pas suffisamment protégé les manifestants pacifiques des contre-manifestants violents lors de cet événement qui n’était pas autorisé. Selon le groupe, un membre de leur propre service de sécurité a été agressé et subi des blessures de gravité moyenne.

Ueli Maurer comme modèle

Les «Freiheitstrychler» annoncent de nouvelles manifestations en se référant explicitement au conseiller fédéral Ueli Maurer. Le ministre avait posé avec un t-shirt à l’effigie du groupe lors d’une manifestation de l’UDC le week-end.

 

M. Maurer a pour sa part expliqué vendredi à CH Media qu’il a porté le t-shirt pendant environ cinq minutes lors de l’événement «par pur hasard» et qu’il ne s’agissait pas d’une provocation.

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