Coronavirus: vers une reprise du tourisme suisse cet été

Selon les projections du centre d’études conjoncturelles KOF, les Suisses devraient une nouvelle fois préférer passer leurs vacances d’été en Suisse plutôt qu’à l’étranger. Au contraire des régions alpines, les zones urbaines devraient néanmoins rester peu fréquentées.
25 mai 2021, 13:25
/ Màj. le 25 mai 2021 à 13:39
Les régions alpines devraient être très fréquentées.

Les touristes suisses seront davantage enclins à passer leurs vacances d’été en Suisse qu’avant la crise pandémique, selon les prévisions du centre d’études conjoncturelles KOF. Mais la venue des voyageurs d’Asie ou des Etats-Unis ne retrouvera pas ses niveaux d’avant-crise avant 2023.

 

 

«Avec la campagne de vaccination lancée en début d’année, on peut s’attendre à une amélioration progressive de la situation dans le secteur du tourisme», a estimé mardi le KOF. Les locaux répondront cet été à l’appel des professionnels, comme en 2020, tandis que les voyageurs internationaux resteront peu nombreux. Quant au tourisme d’affaires, un «bon nombre de rendez-vous» devraient continuer «à se dérouler virtuellement».

Le KOF s’attend donc à ce que les zones urbaines continuent de pâtir de la désertion des touristes, au profit des régions alpines et d’autres régions qui «accueilleront rapidement les touristes de Suisse et des pays voisins pour retrouver les niveaux d’avant la crise». Le nombre de nuitées des touristes suisses sera légèrement supérieur au niveau d’avant la crise, alors que le nombre de nuitées des Européens ne retrouvera son niveau d’avant la crise qu’en 2022. Le nombre de nuitées des voyageurs longue distance restera en berne jusqu’en 2023 inclus.

Les régions des lacs se redressent plus que la moyenne.
Jan-Egbert Sturm, directeur du centre d’études conjoncturelles KOF

«Les régions des lacs se redressent plus que la moyenne», a noté Jan-Egbert Sturm, directeur du KOF, un centre d’études de l’ETH de Zurich en conférence de presse. Les régions de montagne se reprennent aussi, quand les villes restent à la peine. Les nuitées vont nettement augmenter cet été avant de poursuivre «une lente reprise» pour renouer avec les niveaux de 2019 au second semestre 2023. Les hôtels citadins en bénéficieront moins que les établissements situés à la campagne ou en montagne, avec des risques accrus de faillites.