Manif anti-mesures à Rapperswil: le discours d’un élu UDC schwyzois examiné par la police

Samedi dernier, lors d’un rassemblement des opposants aux mesures sanitaires à Rapperswil-Jona, le député UDC schwyzois David Beeler a notamment affirmé que la loi martiale règne en Suisse et que la police tire sur les manifestants. On saura dans quelques jours si une procédure sera ouverte.
18 oct. 2021, 11:20
/ Màj. le 18 oct. 2021 à 11:21
Le député UDC David Beeler avait déjà critiqué les mesures contre le coronavirus au parlement schwyzois en septembre dernier.

La police examine le contenu du discours prononcé samedi à Rapperswil-Jona (SG) par un élu UDC du canton de Schwyz lors d’une manifestation des opposants aux mesures sanitaires. On ne sait pas encore si le procureur général du canton de St-Gall va engager des poursuites.



Dans son discours, David Beeler, membre UDC du parlement schwyzois, a déclaré que le Conseil fédéral a trahi le pays et que la loi martiale règne en Suisse. Il a affirmé que la police tire sur les manifestants et qu’elle bat les femmes et les personnes âgées.

Clarifications en cours

Des clarifications sur les déclarations du député schwyzois sont en cours, a indiqué lundi à l’agence Keystone-ATS Hanspeter Krüsi, porte-parole de la police cantonale st-galloise. Il confirme ainsi une information publiée sur le site 20min.ch.




La police va examiner le discours et, en fonction des résultats, informera le Ministère public. Il faudra attendre quelques jours avant de savoir si une procédure sera ouverte.

Micro coupé

David Beeler s’était déjà fait remarquer au parlement schwyzois à la fin du mois de septembre lors d’un débat sur le personnel de santé. Il avait critiqué les mesures sanitaires contre le coronavirus. Le président du parlement lui avait finalement coupé le micro.

Samedi à Rapperswil-Jona, David Beeler a déclaré qu’il voulait tenir une nouvelle fois le même discours. Sur la liste des orateurs de la manifestation, il était annoncé comme membre du parlement schwyzois avec la précision suivante: «avec nous, personne ne lui coupe le micro».