Pandémie: Lukas Engelberger appelle à prendre des mesures plus strictes

Lukas Engelberger, président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé, estime qu’il serait irresponsable de faire perdurer la situation actuelle, qui reste «très difficile». Il appelle à prendre des mesures plus strictes.
13 déc. 2020, 21:54
/ Màj. le 13 déc. 2020 à 21:54
Pour Lukas Engelberger, «La situation est très difficile». (archives)

Le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS), Lukas Engelberger, appelle à prendre des mesures plus strictes dans la lutte contre la pandémie de coronavirus. Il est irresponsable, selon lui, de faire perdurer la situation actuelle.

«Nous devrons prendre de nouvelles mesures pour réduire les infections», a déclaré le directeur de la santé de Bâle-Ville dans une interview publiée sur les portails de divers titres alémaniques appartenant au groupe Tamedia. Les directeurs cantonaux de la santé devraient rencontrer lundi le conseiller fédéral Alain Berset.

Lors des discussions à Berne la semaine dernière, nous n’avons pas pris les décisions nécessaires.
Lukas Engelberger, président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé

«La situation est très difficile», a déclaré l’élu PDC âgé de 45 ans. Pour le moment, il ne reste des capacités d’accueil dans les hôpitaux que parce que les structures ont été renforcées et de nombreuses interventions supprimées. «Et ce ne sont pas seulement des interventions 'nice to have'.»

Les écarts se creusent

Lukas Engelberger a également critiqué le système fédéral. Lorsque l’on évite les mesures de protection de son canton en se rendant dans un autre, le système montre ses limites, juge-t-il. Cette situation nous pousse aux limites du concept de la responsabilité individuelle. «Lors des discussions à Berne la semaine dernière, nous n’avons pas pris les décisions nécessaires», a ajouté le président de la CDS.

L’écart entre les mesures prises et le nombre de cas, ainsi que la différence par rapport aux mesures prises dans les pays voisins vont finir par devenir «tout simplement trop grand».