Salon de l’auto: prix de vente proposé de 15 millions de francs

Palexpo pourrait reprendre le Salon de l’auto à Genève s’il débourse 15 millions, valeur estimée de l’événement par la fondation qui en détient les droits. Les négociations sont lancées.
30 juin 2020, 16:32
/ Màj. le 30 juin 2020 à 16:42
Une édition 2021 du salon de l'auto ne serait finalement pas impossible.

La fondation qui détient les droits du Salon de l’auto de Genève estime la valeur de la manifestation à 15 millions de francs. C’est sur cette base que les négociations seront engagées prochainement avec Palexpo, désigné comme le repreneur naturel du Geneva International Motor Show (GIMS).

Le Salon rapporte à Palexpo 30 à 35 millions de francs par an.
François Launaz, président d’Auto-Suisse

«Nous pensons que c’est une proposition honnête. Cela donnera la possibilité à Palexpo de devenir propriétaire du GIMS. (…) Je rappelle que le Salon rapporte à Palexpo 30 à 35 millions de francs par an, un tiers de son chiffre d’affaires», a indiqué mardi François Launaz, président d’Auto-Suisse, faîtière des importateurs suisses d’automobiles, lors d’une conférence de presse.

A lire aussi : Le Salon de l’auto 2021 annulé en raison du coronavirus

Prêt refusé

Les organisateurs du GIMS ont réuni la presse mardi afin de commenter la décision communiquée la veille d’abandonner l’édition 2021 du salon et de vendre celui-ci à la société Palexpo, détenue majoritairement par l’Etat de Genève. Les actuels propriétaires de la manifestation ont refusé le prêt de 16,8 millions de francs débloqué par le Grand Conseil genevois début juin.

M. Launaz a souligné que les responsables de Palexpo ont accepté de lancer des négociations. «Il est temps d’accélérer les choses. Nous attendons une solution depuis mars.» «Si nous attendons jusqu’en septembre ou octobre, ce serait mauvais. Il serait préférable de parvenir à un accord d’ici fin août», a renchéri Maurice Turrettini, président de la Fondation Salon International de l’Automobile.

Une édition 2021 pas exclue

L’objectif serait de garder une marge de manoeuvre suffisante pour préparer l’édition 2022 du GIMS. La tenue d’un salon l’année prochaine n’est pas totalement exclue, mais la décision reviendra au nouveau propriétaire, a considéré M. Turrettini.

Aux yeux des importateurs automobiles, Palexpo apparaît comme le repreneur idéal, bien qu’initialement ceux-ci s’étaient opposés à une prise de contrôle par la société. Pour Maurice Turrettini, les choses ont changé. Désormais, la vente à Palexpo constitue la priorité.

Si les négociations venaient à capoter, la fondation se mettrait à la recherche d’un nouvel investisseur. Une «personne» intéressée se serait déjà manifestée.

La fondation sera liquidée à terme et sa fortune distribuée à une association ou une fondation oeuvrant en faveur de l’automobile, selon François Launaz.