AG de Novartis: Daniel Vasella reconnaît avoir commis des erreurs évitables

Daniel Vasella a reconnu vendredi à Bâle devant quelque 3000 actionnaires avoir commis une erreur dans le cadre du versement prévu d'une prime de non-concurrence de 72 millions de francs après son retrait.
07 août 2015, 11:02
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Daniel Vasella, Chairman of the Board of Swiss pharmaceutical group Novartis, speaks during the general assembly at the St. Jakobshalle in Basel, Switzerland, Friday, February 22, 2013. (KEYSTONE/Walter Bieri)

Président sortant de Novartis, Daniel Vasella a reconnu vendredi à Bâle devant quelque 3000 actionnaires avoir commis une erreur dans le cadre du versement prévu d'une prime de non-concurrence de 72 millions de francs après son retrait. Mais le Fribourgeois a contesté avoir ainsi apporté un soutien à l'initiative Minder.

"J'ai commis deux erreurs évitables", a déclaré M. Vasella, 60 ans en août prochain, peu après l'entame de l'assemblée générale des actionnaires du groupe pharmaceutique bâlois dans la salle St-Jacques. La première a consisté à accepter l'accord sur ce versement. La seconde est d'avoir cru que de verser le montant prévu à des oeuvres de bienfaisance serait accepté par le public.

Pour mémoire, après avoir confirmé il y a une semaine qu'il se verrait bien verser au total 72 millions de francs pour qu'il ne travaille pas pour la concurrence six ans durant après son départ de Novartis, M. Vasella avait indiqué qu'il ferait don de tout ou partie de cette somme. Face au tollé suscité par cette prime, le Fribourgeois y avait renoncé mardi passé.

Face aux propriétaires de Novartis, M. Vasella a déclaré que cette affaire a démontré que la transparence menait à la correction. "J'accepte les critiques", a poursuivi le Grison d'origine, tout en rejettant avoir apporté un soutien à l'initiative du sénateur indépendant schaffhousois Thomas Minder contre les rémunérations abusives. Celle-ci bénéficiait déjà de l'opinion favorable d'une majorité de la population avant la polémique, a-t-il observé.

Les représentants d'actionnaires ont accueilli favorablement les propos de Daniel Vasella. "M. Vasella a bien fait, en reconnaissant clairement avoir commis une erreur". Ces propos ont permis d'apaiser les esprits a déclaré à la télévision publique alémanique SRF le président d'Actares, Rudolf Meyer.