Brexit: pas d'urgence à activer le processus de sortie de l'Union pour les Britanniques

Il n'y aurait pas d'urgence à engendrer le processus de sortie de l'Union européenne, mais dans la période de transition, David Cameron devrait rester au pouvoir. Pour l'instant, le défi pour le pays étant de gagner une certaine stabilité et de gérer les conséquences économiques.
24 juin 2016, 08:18
/ Màj. le 24 juin 2016 à 08:48
Les britanniques n'ont pas forcément à se presser d'activer leur sortie de l'Union européenne.

Il n'y a aucune urgence à invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne pour activer le processus de sortie de l'Union européenne après le vote des Britanniques en faveur du Brexit, ont déclaré vendredi plusieurs chefs de file conservateurs du camp du "Leave". Selon eux, il est également souhaitable que David Cameron reste au pouvoir pendant la période de transition.

"Il n'y a pas besoin d'activer l'article 50 tout de suite, la Grande-Bretagne est encore membre de l'UE et le restera encore pendant plusieurs mois, voire plusieurs années", a déclaré Matthew Elliott, un des responsables de la campagne pro-Brexit.

 

 

M. Elliott a par ailleurs estimé qu'il revenait au Premier ministre David Cameron de mener à bien le processus de sortie du Bloc des 28. "Il appartient désormais à Cameron de traduire en actes la volonté exprimée par les Britanniques. Le Premier ministre devrait entamer des discussions informelles avec les autres gouvernements (de l'UE)", a-t-il dit.

"Cameron est parfaitement placé pour mettre en oeuvre cette décision du peuple britannique. Une grande majorité de députés conservateurs souhaitent qu'il reste en fonction", a ajouté Matthew Elliott.

Besoin de stabilité

D'autres responsables conservateurs pro-Brexit se sont exprimés dans le même sens après l'annonce de la victoire du camp du Leave. Ils répondaient ainsi indirectement à Nigel Farage, le chef du partie anti-européen Ukip, qui réclame à grands cris la démission immédiate du chef du gouvernement.

 

 

 

"A l'instant présent, nous avons besoin de stabilité (...) Il nous faut rassurer l'Ecosse et l'Irlande du Nord (qui ont voté en faveur du maintien dans l'UE, NDLR) et nous devons gérer les conséquences économiques", a déclaré le député conservateur Andrew Bridgen.

L'ancien secrétaire à la Défense Liam Fox, également partisan du Brexit, a estimé de son côté que le Royaume-Uni devait s'accorder une "période de réflexion" avant d'invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui permet à un membre de l'UE de quitter le bloc.