En 10 ans, le discounter allemand Aldi a dû s'adapter aux exigence suisses

Le "price-killer" Aldi fête ce mardi dix ans de présence en Suisse sans tambour ni trompette. L'enseigne a dû s'adapter face à son compatriote et rival Lidl et le discounter de Migros Denner. Les associations de consommateurs et beaucoup d'observateurs semblent déçus de l'offre de prix d'Aldi.
26 oct. 2015, 10:53
/ Màj. le 26 oct. 2015 à 11:19
Un client d'Aldi en Suisse.

Aldi fête mardi les 10 ans de l'ouverture de ses premières filiales en Suisse. L'enseigne allemande spécialisée dans la discount a su s'adapter. L'impression d'avoir une chaîne de magasins de plus qui malmène ses salariés s'est vérifié, du moins pour la première observation... Aldi s'est adapté au droit du travail suisse mais n'a pas engendré de guerre de prix très favorable aux consommateurs.Les associations de défense des consommateurs étaient optimistes mais elles ont dû ranger leurs bons espoirs au placard.

Décevant

Certes, on a peut-être atteint le plus bas niveau de prix mais ça ne suffit pas à contrer la concurence des pays voisins. Aldi n'a pas pu lésiner sur la qualité. Certains produits proposés avec valeur ajoutée (frâcheur, production locale, label biologique...) sont pour le coup semblables aux enseignes telles que Migros ou Coop.

L'enseigne a joué le jeu de la production suisse et les fournisseurs helvétiques estiment que la collaboration avec Aldi est positive.

Mais selon un sondage de comparis.ch, ce sont les deux géants au logo orange qui attirent toujours autant les Suisses. Pour les achats quotidiens, la moitié des personnes interrogées vont chez Migros et environ un tiers chez Coop. A peine 10% préfèrent d'autres magasins comme Aldi, Lidl ou Denner.

 

par David Glaser