Coronavirus: l’utilisation des réseaux sociaux explose, mais Facebook perd des revenus

Les millions de personnes confinées dans le monde à cause du coronavirus sont plus connectées. Le nombre de messages échangés a doublé sur Facebook. Les appels audiophoniques et vidéo via WhatsApp et Messenger ont bondi de 1000% en Italie, notamment.
25 mars 2020, 07:43
/ Màj. le 25 mars 2020 à 07:50
Le réseau social américain Facebook voit son activité augmenter et ses revenus s'effriter à cause de la pandémie due au coronavirus.

Le réseau social américain Facebook voit son activité augmenter et ses revenus s’effriter à cause de la pandémie due au coronavirus. Les centaines de millions de personnes confinées dans le monde passent plus de temps en ligne.

«Dans de nombreux pays fortement affectés par le virus, le volume de messages échangés a plus que doublé en un mois», indiquent Alex Schultz et Jay Parikh, deux vice-présidents du groupe, dans un communiqué diffusé mardi.

Nous n’obtenons pas de profit des services dont les utilisateurs se servent plus que d’ordinaire.
Alex Schultz et Jay Parikh, vice-présidents du groupe Facebook

L’explosion des usages numériques concerne aussi les appels audiophoniques et vidéo via WhatsApp et Messenger. En Italie, foyer de l’épidémie en Europe, «le temps passé dans des appels en groupe [avec trois participants et plus, ndlr] a bondi de 1000% pendant le mois dernier».

Cette tendance va continuer alors que de nombreux autres pays européens, américains et africains appliquent désormais des consignes de confinement. Plus de 2,6 milliards de personnes dans le monde sont appelées à rester chez elles.

Débit pour les vidéos réduit

Pour le réseau mondial, cette hausse de la fréquentation ne se transforme pas en hausse des revenus, au contraire. «Nous n’obtenons pas de profit des services dont les utilisateurs se servent plus que d’ordinaire et nous voyons notre activité publicitaire s’affaiblir dans les pays qui prennent des mesures draconiennes pour diminuer la propagation du Covid-19», expliquent M. Schultz et M. Parikh

Il faut en outre compter avec la pression accrue sur les serveurs et toutes les équipes, des ingénieurs aux modérateurs qui travaillent chez eux pour s’assurer que les applications du géant des technologies restent «rapides et fiables», malgré les «records quotidiens».

Comme Netflix ou YouTube, la plateforme a dû se résoudre à réduire temporairement le débit pour les vidéos sur Facebook et Instagram dans certaines régions.