Selon Google, Amazon est son plus gros concurrent

Selon le patron de Google, Eric Schmidt, le plus gros concurrent du géant américain n'est ni Bing ou Yahoo mais bien Amazon.
07 août 2015, 14:19
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Google va devoir accéder aux demandes des individus lui demandant d'effacer certains résultats de recherche dérangeants. Mais cela prendra du temps.

Amazon est le plus gros concurrent de Google, selon le patron du géant américain de l'Internet, Eric Schmidt. Celui-ci a tenu un discours lundi, dans une start-up berlinoise.

"Beaucoup de gens pensent que Bing ou Yahoo sont nos plus gros concurrents. En réalité, notre plus gros concurrent en matière de recherche en ligne, c'est Amazon", a dit lundi M. Schmidt, selon ce discours diffusé par la start-up.

"Évidemment, ils sont plus concentrés sur le côté commercial, mais fondamentalement ils répondent aux questions des utilisateurs et aux recherches, comme nous", a poursuivi M. Schmidt. "Et plus important encore, quelque part, quelqu'un dans un garage est en train de fourbir ses armes contre nous, je le sais, car il n'y a pas si longtemps c'est nous qui étions dans ce garage", a ajouté le patron de Google.

Désamorcer la méfiance

Dans un pays où la méfiance à l'égard du géant de l'Internet est de plus en plus forte, jusque dans la sphère politique, le patron de Google s'est attaché à démonter l'image d'une entreprise tentaculaire qui serait devenu un point de passage obligé pour les utilisateurs du net.

"Nous ne sommes pas une compagnie de ferry, nous ne sommes pas une société de chemin de fer, nous ne sommes pas un réseau de télécommunications ou d'électricité, avec une seule ligne qui va chez vous, la porte fermée à la concurrence. Personne n'est obligé d'utiliser Google", a-t-il argumenté.

Google, qui représente 90% du trafic européen sur les moteurs de recherche, fait l'objet depuis 2010 d'une enquête de la Commission européenne pour abus de position dominante.

Le groupe est également engagé dans un bras de fer avec un groupe d'éditeurs allemands. Et la Cour de justice européenne lui a imposé la mise en place d'un "droit à l'oubli" numérique, dont les Européens font ample usage au vu des derniers chiffres disponibles.