Fitch abaisse d'un cran la note des trois géants bancaires japonais

L'agence de notation financière Fitch a abaissé vendredi d'un cran, lAa note de la dette à long terme des trois géants bancaires japonais, Mitsubishi UFJ, Mizuho et Sumitomo Mitsui, en raison des moindres garanties apportées par l'Etat japonais.
06 août 2015, 10:26
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La banque Mitsubishi UFJ est désormais notée A-.

Mitsubishi UFJ, Mizuho et Sumitomo Mitsui, ont vu ce vendredi leur note de la dette à long terme abaissée d'un cran, à A-, par l'agence de notation financière Fitch, en raison des moindres garanties apportées par l'Etat japonais. La note du pays a elle-même été récemment abaissée.

Fitch a assorti les nouvelles notes d'une perspective stable, ce qui signifie qu'elle n'envisage pas de les abaisser de nouveau dans l'immédiat. Cette décision "reflète la capacité réduite du gouvernement de soutenir le système bancaire, indiquée par la dégradation de la note de la dette du Japon en mai", a expliqué l'agence de notation dans un communiqué.
 
Il y a deux mois, Fitch a abaissé de deux crans la note du Japon, la dette de la troisième puissance économique mondiale étant désormais notée A+ (5e meilleure note sur une échelle de 22). Fitch avait souligné que l'endettement public du Japon allait s'élever "à 239% du produit intérieur brut du pays d'ici à la fin 2012, le taux de loin le plus élevé de toutes les nations que nous notons".
 
Ce ratio est pire que la proportion enregistrée dans les pays de la zone euro en difficulté financière, comme l'Espagne, l'Italie et même la Grèce. Les grandes banques nippones paient donc la fragilisation du profil financier de l'Etat japonais, bien qu'elles n'aient pas été affectées aussi violemment que leurs homologues occidentales par les conséquences des problèmes d'endettement européens.
 
Les trois géants bancaires ont tous enregistré une progression de leur bénéfice net lors de l'année budgétaire du 1er avril 2011 au 31 mars 2012: de 68,3% à 981 milliards de yens (12,2 milliards de francs) pour Mitsubishi UFJ (avec il est vrai un gain exceptionnel), de 17,2% à 485 milliards de yens pour Mizuho et de 9% pour Sumitomo Mitsui, à 518 milliards de yens.