Incendie d'un avion à Chicago: General Electric lance une alerte concernant un composant de réacteur

Suite à l'incendie il y a quelques jours d'un appareil d'American Airlines à Chicago, General Electric alerte les compagnies. Elle souhaite remplacer un composant de l'un de ses modèles de réacteurs d'avion, en raison d'une anomalie.
06 nov. 2016, 16:23
/ Màj. le 06 nov. 2016 à 16:26
 Le vol 383 d'American Airlines a interrompu son décollage le 28 octobre après un dysfonctionnement sur l'un des réacteurs CF6-80C2 du Boeing 767, réacteurs construits par GE.

General Electric (GE) souhaite remplacer un composant de l'un de ses modèles de réacteurs d'avion après l'incendie qui a touché il y a quelques jours un appareil d'American Airlines à Chicago. Selon GE, un "nombre limité" de composants étroitement liés à celui utilisé par American Airlines a subi une anomalie importante.

Tous ces composants sauf un ont été retirés du service, a ajouté GE dans une lettre envoyée aux compagnies aériennes et dont l'agence Reuters a eu connaissance. GE, qui a confirmé dimanche l'envoi de la missive révélé d'abord par Bloomberg, explique coopérer avec la seule compagnie aérienne exploitant un avion encore équipé de cette pièce afin d'assurer son remplacement.

 

GE n'a pas précisé le nom de la compagnie. Le géant américain poursuit pour l'heure une "enquête approfondie". Le vol 383 d'American Airlines qui devait relier Chicago à Miami a interrompu son décollage le 28 octobre après un dysfonctionnement sur l'un des réacteurs CF6-80C2 du Boeing 767, réacteurs construits par GE.

L'incident a provoqué le détachement de certaines pièces du réacteur et une fuite de kérosène qui a provoqué un incendie, sans faire de blessé grave. Les autorités américaines ont ouvert une enquête mais n'ont pour l'instant pas dévoilé leurs conclusions sur les causes de l'incident.

Vendredi, les enquêteurs ont toutefois déclaré avoir identifié des fissures sur une pièce du réacteur laissant soupçonner un défaut de fabrication. Un porte-parole d'American Airlines a déclaré qu'aucun avion exploité par la compagnie n'était équipé du composant mis en cause par la lettre de GE.