Le groupe indien Tata Steel veut supprimer 1200 emplois au Royaume-Uni

Le groupe sidérurgique indien Tata Steel va biffer 900 emplois à Scunthorpe, la plus grande usine métallurgique du Royaume-Uni. Et 270 autres postes seront supprimés en Ecosse. Ces annonces aggravent la crise dans laquelle est plongée la sidérurgie britannique avec la suppression de 1700 emplois dans l'aciérie de Redcar annoncée fin septembre par un groupe thaïlandais.
20 oct. 2015, 13:09
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 13:11
Quelque 900 emplois devraient être supprimés à Scunthorpe, la plus grande usine métallurgique du Royaume-Uni avec actuellement environ 3000 employés.

Tata Steel va arrêter la production de plaques d'acier en Europe, accusant un déferlement de produits chinois peu chers. Le groupe sidérurgique indien va supprimer en conséquence 1200 emplois au Royaume-Uni.

Quelque 900 emplois devraient être supprimés à Scunthorpe, la plus grande usine métallurgique du Royaume-Uni avec actuellement environ 3000 employés. Environ 270 emplois supplémentaires seront supprimés en Ecosse ainsi qu'"un petit nombre d'emplois" sur d'autres sites en Europe, a indiqué Tata Steel mardi dans un communiqué.

"Lors des deux dernières années, les importations de plaques d'acier en Europe ont doublé et les importations depuis la Chine ont quadruplé, entraînant une chute des prix de l'acier. Au même moment, une livre plus forte a sapé la compétitivité de notre activité d'exportations (depuis le Royaume-Uni) vers l'Europe, et a dopé les importations", a précisé Tata Steel.

Cette annonce aggrave la crise dans laquelle est plongée la sidérurgie britannique, avec la suppression de 1700 emplois dans l'aciérie de Redcar annoncée fin septembre par le groupe thaïlandais Sahaviriya Steel Industries (SSI). Le sidérurgiste Caparo Industries a en outre déposé le bilan lundi, menaçant quelque 1800 emplois supplémentaires.

Tata Steel a officialisé l'annonce de ce plan social, dont les contours étaient sortis dans la presse avant le week-end, au premier jour de la visite d'Etat au Royaume-Uni du président chinois Xi Jinping. Le premier ministre britannique David Cameron a promis d'aborder le sujet avec M. Xi pendant son séjour.

Des syndicats britanniques ont lancé de leur côté un appel au gouvernement pour agir de manière "concrète et positive" afin de sauver ce secteur qui emploie quelque 30'000 personnes au Royaume-Uni.