Le patrimoine des Suisses a progressé en 2010

Les avoirs des Suisses ont pris de l'ampleur en 2010. A la fin de l'année dernière, le patrimoine net par habitant atteignait 341'300 francs, contre 335'500 francs fin 2009.
03 août 2015, 19:23
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Au total, le patrimoine net des ménages a progressé de 2,8% pour atteindre à 2691 milliards de francs, a indiqué aujourd'hui la Banque nationale suisse (BNS) dans un communiqué.

Cette croissance a été portée par la hausse des prix de l'immobilier. La valeur des biens immobiliers, qui représentent 42% du patrimoine des Helvètes, a crû de 4,1% à 1415 milliards de francs.

Les actifs financiers des ménages ont pour leur part augmenté de 2,5% à 1958 milliards de francs, mais restent encore en dessous du niveau enregistré en 2007. La force du franc a freiné la croissance de ces actifs en 2010 par rapport à 2009, année où elle avait  atteint 8,5%.

Entre fin 2009 et fin 2010, l'euro et le dollar ont perdu respectivement 16% et 10% de leur valeur vis-à-vis du franc,  rappelle la BNS. Cette évolution a provoqué des pertes d'environ 25 milliards de francs sur les placements des Suisses en monnaies étrangères.

Succès de l'épargne

Parmi les différentes catégories d'actifs, l'épargne (numéraire et dépôts) a continué sa progression de ces dernières années avec une augmentation de 36 milliards à 586 milliards.

Les actions ont inscrit une hausse de 3 milliards à 215 milliards, mais se situent toujours à bonne distance des niveaux d'avant la crise. Les cours boursiers sont restés stables en Suisse et ont légèrement progressé sur les marchés étrangers, a précisé la  BNS.

Les droits sur les assurances et les caisses de pensions ainsi que les parts de placements collectifs de capitaux ont également  grossi durant l'année sous revue. Les titres de créance - obligations de caisse, papiers monétaires et obligations - et les produits structurés ont en revanche perdu du terrain.

Davantage de dettes

Alors que leur patrimoine s'étoffait, les Suisses ont aussi vu leurs dettes gagner en importance. Les passifs des ménages se sont  inscrits à 682 milliards de francs, contre 652 milliards un an plus tôt. Les prêts hypothécaires, qui en constituent près de 90%, ont passé de 604 à 632 milliards. Les crédits à la consommation sont restés stables à 15 milliards de francs.