Martin Winterkorn, le patron de Volkswagen, pourrait demander un parachute doré de 66 millions

Poussé à la démission par le scandale des trucages des tests de pollution aux Etats.Unis, Martin Winterkorn, le patron de Volkswagen pourrait théoriquement partir avec un gigantesque parachute doré de... 66 millions de francs!
24 sept. 2015, 13:43
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les indemnités de Martin Winterkorn sont pour l'heure théoriques.

Après sa démission précipitée par le scandale des moteurs truqués, l'ancien patron de Volkswagen Martin Winterkorn peut en théorie espérer toucher jusqu'à environ 60 millions d'euros (66 millions de francs), selon les règles internes prévues par le constructeur automobile allemand.

Contacté par l'AFP, le groupe de Wolfsburg a refusé de s'exprimer sur le sujet. Le géant automobile aux douze marques a prévu 28,5 millions d'euros pour la retraite de son patron, selon son rapport annuel 2014. Une somme que Martin Winterkorn est sûr de recevoir.

A cela s'ajoute une possible "indemnité de départ" pour fin prématurée de son contrat, attribuée par le conseil de surveillance et dont le plafond est fixé à "deux ans de rémunération maximum", explique le document.

Martin Winterkorn a touché un salaire total de 16,6 millions d'euros en 2014, et de 15 millions en 2013, d'après les deux derniers rapports annuels de Volkswagen. Deux ans de salaire représentent donc plus de 31 millions pour celui qui a longtemps été le patron le mieux payé d'Allemagne.

Au total donc, le dirigeant peut prétendre à environ 60 millions d'euros après son départ, entre provisions de retraite et parachute doré.

Une somme théorique

Ce montant reste toutefois théorique, car "aucune indemnité de départ n'est versée si l'appartenance au directoire est interrompue pour une raison pour laquelle le membre de la direction (concerné) est responsable", précise le règlement de Volkswagen.

Dans son communiqué de démission, Martin Winterkorn s'est dit "stupéfait" par le récent scandale et le conseil de surveillance a précisé n'avoir eu "aucune connaissance des manipulations sur les gaz d'échappement".

Il a aussi précisé qu'il assumait "la responsabilité des irrégularités mises au jour concernant les moteurs diesel".

L'interprétation de sa responsabilité, qui dépendra du résultat d'une enquête judiciaire en Allemagne, reste donc ouverte et devrait peser sur le versement éventuel d'un parachute doré.