UBS dégage un bénéfice net de 3,17 milliards de francs en 2013

Malgré un environnement de marché difficile, l'UBS a renoué avec les chiffres noirs en 2013. La banque helvétique a dégagé un bénéfice net de 3,17 milliards de francs.
07 août 2015, 13:20
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Comme attendu, UBS a réalisé une solide performance l'an passé, malgré un environnement de marché difficile. Renouant avec les chiffres noirs, le numéro un bancaire helvétique a dégagé un bénéfice net de 3,17 milliards de francs.

Comme attendu, UBS a réalisé une solide performance l'an dernier, malgré un environnement de marché difficile. Renouant avec les chiffres noirs, le numéro un bancaire helvétique a dégagé un bénéfice net de 3,17 milliards de francs, contre une perte nette de 2,48 milliards en 2012.

Le bénéfice avant impôts s'est établi à 3,27 milliards de francs, contre un montant négatif à hauteur de 1,79 milliard un an auparavant, a annoncé mardi UBS. Ajusté des éléments exceptionnels, il a bondi de 44% à 4,1 milliards.

La performance s'est inscrite dans le haut de la fourchette des prévisions des analystes, lesquels tablaient sur un bénéfice net compris entre 2,55 et plus de 3 milliards. Les investisseurs ont eux aussi salué les chiffres, le titre UBS s'envolant vers 11h45 à la Bourse suisse de 5,79% à 18,46 francs.

Evoquant les résultats, le directeur général du premier gestionnaire mondial de fortune Sergio Ermotti s'est dit satisfait, notamment de la solide performance affichée au 4e trimestre. Ce dernier s'est soldé par un bénéfice net de 917 millions de francs, contre 577 millions pour les trois mois précédents.

Charges de restructuration

UBS a certes bénéficié d'un crédit d'impôt de 427 millions de francs, mais aussi passé des charges de restructuration pour 198 millions. Le Tessinois a ajouté que 2013 a constitué une des plus importantes années pour UBS, avec l'avancée des travaux de recentrage de l'institut sur son coeur de métier et le redimensionnement des activités de banque d'affaires.

Les objectifs fixés ont été atteints, une majorité des valeurs cibles ayant été dépassées, a précisé Sergio Ermotti, devant des journalistes. "Nous sommes parvenus à réduire les risques, à délivrer une performance durable et progresser aussi en matière de fonds propres."

A fin décembre, UBS affichait ainsi un ratio de capital de première catégorie (CET1) selon la réglementation Bâle III de 12,8%, soit 300 points de base de plus qu'une année auparavant. La banque, qui rappelle au passage figurer au rang des grands établissements les mieux dotés en capitaux, visait un niveau de 11,5%.

Le renforcement reflète notamment l'exercice de l'option d'achat sur le fonds de stabilisation (StabFund) de la Banque nationale suisse (BNS) au 4e trimestre. A la faveur d'un accord conclu avec l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA), UBS a bénéficié d'une réduction de la surcharge imposée au 3e trimestre par le régulateur au titre des actifs pondérés du risque.

Profits partout

L'arrangement a entraîné une augmentation à fin décembre des actifs pondérés du risque (RWA) du groupe de 22,5 milliards de francs à 228,56 milliards. Au regard du 3e trimestre, ils ont ainsi augmenté de 6,3 milliards, mais ont chuté de près de 33 milliards en l'espace d'un an.

Pour l'ensemble de l'année sous revue, les revenus sont passés de 25,42 à 27,73 milliards de francs. Dans le même temps, les charges d'exploitation se sont contractées à un rythme plus soutenu, soit de 27,22 à 24,46 milliards.

Alors que le plan d'économies de 5,4 milliards de francs d'ici à l'an prochain suit son cours avec la suppression de quelque 10'000 emplois, UBS a vu son effectif se réduire à 60'205 postes à plein temps à fin décembre dernier, contre 62'628 une année auparavant.

L'établissement a aussi noté que sur l'année sous revue, toutes ses divisions sont parvenues à dégager des profits et cela à chaque trimestre. Dans les affaires clefs de gestion de fortune, l'afflux net d'argent frais s'est porté à 53,5 milliards de francs, 6,6 milliards de plus qu'en 2012.

L'Amérique en tête

Durant le 4e trimestre, les entrées de fonds de l'unité Wealth Management ont atteint 5,8 milliards, soit la meilleure performance trimestrielle depuis 2007. UBS a continué de séduire la clientèle très fortunée ainsi que celle de la région Asie-Pacifique.

Wealth Management a dégagé un bénéfice avant impôts annuel de 2,4 milliards de francs, 17% de plus qu'en 2012. L'afflux net de nouveaux capitaux s'est hissé à 35,9 milliards de francs, en progrès de 9,6 milliards.

Avec une performance record au 4e trimestre, Wealth Management Americas a pour sa part atteint l'objectif d'un bénéfice avant impôts ajusté d'un milliard de dollars, avec un montant de 917 millions de dollars. L'afflux net d'argent frais s'est lui affiché à 19 milliards de dollars.

La banque d'affaires, Investment Bank, a quant à elle engrangé un résultat ajusté avant impôts de 2,5 milliards de francs et les affaires en Suisse, Retail & Corporate, de 1,5 milliard. Dans la gestion d'actifs, Global Asset Management, le bénéfice avant impôts s'est chiffré à 585 millions, en hausse de 8%.