Ce début d'été s'est assombri soudainement vendredi à l’Ecole professionnelle et commerciale de Lausanne (EPCL). Un élève qui pensait - à tort - avoir échoué à ses examens de maturité s'est donné la mort.
Un drame terrible s'est déroulé vendredi dans la capitale vaudoise. Un élève de l'Ecole professionnelle et commerciale de Lausanne qui pensait avoir échoué à ses examens s'est donné la mort.
Comme l'a révélé "24 Heures", l'étudiant, qui suivait une filière de maturité professionnelle en tant qu’employé de commerce, n'aurait pas trouvé son nom sur le site internet de l'Etat de Vaud, qui mettait en ligne la liste des lauréats.
Une erreur humaine aux conséquences dramatiques
En déduisant qu'il avait échoué, il aurait ensuite mis fin à ses jours hors de l’enceinte de l’école. Or, l'élève avait réussi ses examens, comme le confirme la liste officielle affichée lundi dans le hall de l'école.
Cet acte a suscité une vive émotion au sein de l'établissement, notamment auprès des élèves. Une réunion de soutien a été organisée par la direction. «L’école est sous le choc et en deuil intense. Nous encadrons les élèves», déclare la directrice de l’établissement, Geneviève Nanchen.
Séverin Bez, directeur général de l’enseignement postobligatoire, se déclare «profondément affecté» par ce drame.
Il reconnaît qu’une «erreur humaine» s’est produite à la division apprentissage de son service: «Une enquête interne a eu lieu. Le nom du jeune homme n’est pas apparu sur le site internet à cause d’une opération informatique oubliée, un copier-coller qui n’a pas été fait. L’affaire est en cours et je ne donne pas d’information à propos de mon collaborateur, qui vit très mal la situation.»
Une procédure à revoir?
L'existence d’indices d’un lien entre l’information erronée et le drame sont évoqués par Séverin Bez. Mais sans celà ne suffit pour le moment à en faire une certitude. L'élève, bien que rassuré par des enseignants et des camarades, semblait préoccupé.
Le haut fonctionnaire paraît très marqué. «Je n’ai jamais fait face à un tel drame depuis quatre ans que j’occupe ce poste à la tête de l’enseignement postobligatoire. Mais cela m’interpelle. J’ai demandé un réexamen de l’ensemble du processus d’information afin de voir si on peut diminuer le risque d’un éventuel acte de désespoir. Apprendre qu’on a échoué est toujours difficile à gérer. Peut-être faut-il mieux accompagner les élèves da ns ces instants», commente Séverin Bez. *
Par ARDA

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