Retour sur la conférence de presse qui avait lieu aujourd'hui à Berne concernant l'avenir du site de Novartis à Nyon-Prangins.
13h20: Les journalistes, qui n'ont été avertis qu'à 9 heures ce matin, attendent des nouvelles. Ils sont une cinquantaine, arrivés pour la plupart au dernier moment.
13h25: Daniel Rossellat vient de recevoir la nouvelle du directeur de Novartis à Nyon. Le site de Nyon-Prangins est maintenu!
13h26: La conférence de presse débute sous les ordres de Pascal Brenneisen, président de Novartis Suisse, qui donne des bonnes nouvelles. «Le site de Nyon ne va pas être fermé.»
13h28: Les collaborateurs de Nyon, ainsi que les cadres ont renoncé, du moins partiellement à la hausse de salaire prévue pour 2012. Par ailleurs, ils travailleront désormais 40 heures par semaine contre 37,5 précédemment.
13h29: Novartis va faire des investissements supplémentaires à Nyon.
«C'est une super solution», selon Pascal Brenneisen, qui souligne également que l'homologation de médicaments aux Etats-Unis a notamment permis de trouver cette issue.
13h30: Le conseiller d'Etat Philippe Leuba prend la parole. «Depuis deux mois, cela représente quasiment 80% de mon activité, explique-t-il. Il n'y aura aucun licenciement à Nyon, c'est un combat couronné de succès.» En effet, aucun poste ne sera supprimé.
13h32: M. Leuba rend hommage à tous ceux qui ont travaillé pour sauver le site, et notamment aux autorités pranginoises.
13h33: Le conseiller d'Etat souligne également la volonté de continuer à exploiter le site de Nyon, «sur le long terme». Pour cela, il a notamment expliqué que le Canton avait accepté une réduction fiscale temporaire.
13h40: Christoph Brutschin, conseiller d'Etat à Bâle, prend la parole.
13h43: Les deux tiers des emplois de Bâle pourraient être sauvés, mais des discussions sont encore en cours.
13h45: Pascal Brenneisen reprend la parole et se réjouit des efforts fournis par tout le monde.
13h48: Le directeur de Novartis Suisse explique qu'il y aura une augmentation des volumes et des investissements à Nyon.
14h03: Philippe Leuba revient sur les quelque 20 000 mètres carrés qui devraient être dévolus au logement: «Nous connaissons une crise du logement et le lieu se prête bien à une installation de logements et de commerces. La volonté du Conseil d'Etat est de soutenir le logement sur cette surface sans toucher au site de production.»
14h08: Un journaliste pose une question à Pascal Brenneisen concernant le futur du site allemand qui aurait dû reprendre la production de Nyon. «Je ne peux pas répondre car ce n'est pas dans ma surface de travail», affirme le directeur suisse de Novartis.
14h10: Unia donnera une conférence de presse à 16 heures à Nyon car les syndicats n'étaient pas invités à Berne.
14h14: Pascal Brenneisen: «C'est très important, mais sans le Canton, cette solution n'aurait pas pu être trouvée. Tous les partenaires ont été importants.»
14h13: Philippe Leuba: «Et à Bâle, et à Nyon, tous les partenaires ont fait un pas vers les autres. J'insiste sur le fait que tout le monde a fait un travail à long terme.»
14h14: Pascal Brenneisen: «C'est très important, mais sans le Canton, cette solution n'aurait pas pu être trouvée. Tous les partenaires ont été importants.»
14h17: Philippe Leuba continue à se réjouir: «Vous avez devant vous une solution qui maintient les 330 places de travail à Nyon, ainsi qu'un certain nombre à Bâle. 'Punkt schluss'! C'est comme ça et c'est tant mieux. Par ailleurs, vous avez ici une solution concrète pour aider au logement.»
14h38: «C'est un succès total, on ne pouvait pas trouver meilleure solution, ni pour Novartis, ni pour nous», s'est réjoui Yves Defferrard pour Unia.
14h48: Le passage de 37,5 à 40 heures ne sera que transitoire et devrait revenir à la normale après les nouveaux investissements, en 2013 ou 2014, selon Yves Defferrard.
La Municipalité de Nyon soulagée
La Municipalité de Nyon est soulagée d’apprendre que Novartis maintient ouvert son site de Nyon-Prangins, et que l’entreprise ne procèdera à aucun licenciement.
Par un appel téléphonique du directeur du site de Novartis à Nyon-Prangins, la Municipalité de Nyon a appris l’excellente nouvelle, un peu avant le début de la conférence de presse relative à cette annonce.
L’autorité nyonnaise se réjouit de cette issue heureuse à un conflit social de plusieurs mois. Elle souligne avec une grande satisfaction que ce résultat est dû à l’engagement concerté des Autorités locales, régionales, cantonales et fédérales avec la direction de Novartis.
La Municipalité de Nyon salue l’engagement remarquable des collaborateurs de Novartis et des syndicats pour leur défense, couronnée de succès, des emplois sur le site. Elle prend acte avec satisfaction du changement de position de la direction de Novartis, qui s’engage même à procéder à de nouveaux investissements, pour pérenniser sa présence dans la région.
Grand satisfaction pour le Conseil d’Etat
Le Conseil d’Etat accueille avec satisfaction la décision de la direction de Novartis qui vient de confirmer le maintien de son site de Prangins et d’éviter ainsi le licenciement de 330 personnes entre 2013 et 2016.
Depuis l’annonce de ce plan par l’entreprise le 25 octobre 2011, le Canton s’est fortement impliqué pour rechercher des alternatives et maintenir le site et les emplois. Avec des représentants de la direction de l’entreprise, du canton de Bâle ville et de la Confédération, il a participé à un groupe de travail sur ce dossier. Des solutions réalistes et concrètes ont ainsi été élaborées dans ce cadre. Ces négociations ont débouché sur la finalisation d’un accord entre les différentes parties.
En accord avec la commune de Prangins, le Canton s’est engagé à faciliter la valorisation de terrains appartenant à l’entreprise : un changement d’affectation des parcelles permettra d’y réaliser des logements, en conformité avec les intentions du Plan directeur cantonal. Il soutiendra et facilitera également une collaboration scientifique entre Novartis, l’EPFL et les universités de Genève et de Lausanne.
Rappelons que les collaborateurs ont de leur côté accepté le principe d’une augmentation de leur temps de travail. L’ensemble de ces mesures confirment le potentiel et la viabilité économique du site.
Le Conseil d’Etat salue l’esprit constructif qui a prévalu au sein du groupe de travail et se félicite de l’issue positive du dossier. La satisfaction du Conseil d’Etat est à la mesure de l’énergie déployée et des mesures prises pour sauver l’activité et les places de travail. Il estime que la décision de Novartis va dans le sens de la tradition de partenariat social et confirme la culture de paix du travail, qui est l’un des atouts majeurs de la place économique suisse.
Par LMO/COM

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