Didier Cuche est le grand favori des deux descentes de Coupe du monde prévues vendredi et samedi à Chamonix. Le Neuchâtelois a remporté les deux dernières épreuves dans la discipline à Garmisch et Kitzbühel et il est le tenant du titre sur la «Verte» des Houches.
Didier Cuche, vous ne pourrez disputer qu'un seul entraînement avant la première descente prévue vendredi, est-ce que cela change quelque chose à votre préparation ?
J'espère que cela ne va rien changer. Pour moi qui ai quand même pas mal d'expérience, cela peut peut-être m'aider un peu. Mais je ne le saurai qu'après la course... C'est plus pour les préparateurs que ça ne va pas être évident. Il va faire de plus en plus froid et les skis que nous prendrons jeudi à l'entraînement ne seront sans doute pas les mêmes que pour les courses.
Vous revenez à Chamonix avec un bon souvenir, vous qui y avez gagné il y a une année...
Oui et en plus j'ai participé à toutes les éditions de la descente ici, même si cela n'a pas toujours marché comme je le voulais. Je me suis toujours senti à l'aise sur ce tracé et il y a un an, j'avais réussi une course très proche de la perfection où j'avais pris beaucoup de plaisir. Cela va être très difficile de réussir le même coup. C'est une des performances dont je me souviendrai toute ma vie. Ce sont ces sensations qu'on recherche dans une carrière. Quand on a approché cela, on essaye à nouveau de s'en rapprocher le plus souvent possible. Cela n'arrive que rarement dans une saison et cette année, je ne l'ai fait que par secteurs.
Depuis que vous avez annoncé votre retraite, est-ce que vous n'avez pas encore plus de pression afin de vite retrouver ces instants rares ?
Depuis quelques années, j'ai appliqué un principe: «on ne sait pas de quoi est fait le lendemain». Je n'ai pas l'impression d'avoir changé d'attitude depuis que j'ai décidé d'arrêter. Peut-être qu'à Garmisch ou à Kitzbühel, cela m'a aidé à me donner encore plus. Je ne suis pas en tournée d'adieux, car je pense que les choses se font jusqu'au bout à fond. Je ne voulais pas arrêter au soir de la «Streif», comme certains me l'ont conseillé. Moi, quand je commence quelque chose, je le finis.
Source: SI

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