Par souci d'économie et de démocratie, Christian Pierrehumbert prolonge

Christian Pierrehumbert devait partir à fin février. Pour limiter les coûts, épargner un scrutin isolé et éviter un délai de candidature pendant des vacances scolaire, le syndic patientera deux semaines avant de partir.
07 août 2015, 15:07
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Christian Pierrehumbert pensait quitter sa fonction le 28 février. Ce sera finalement le 15 mars.

Pour Christian Pierrehumbert, la quille, ce ne sera pas pour le week-end prochain. Le syndic de Chéserex devra attendre le 15 mars pour être libéré de son engagement au sein du collège municipal qui date de dix-sept ans déjà. Le communiqué de presse annonçant la triple démission de l'exécutif diffusé le 11 février, stipulait pourtant clairement que Christian Pierrehumbert lâcherait sa fonction à la fin de ce mois.

Contacté, le principal intéressé ne tient guère à commenter le retard de sa démission effective. A la préfecture du district de Nyon, Chantal Turin ne se montre pas plus diserte. Le Comité pour le Non à la fusion à Chéserex prend moins de gant. Il indiquait jeudi soir déjà sur sa page Facebook la date du 14 juin pour l'élection complémentaire.

La date du scrutin pas officiellement validée

A la préfecture, Chantal Turin tempère: «Je ne peux pas confirmer la date du 14 juin pour l’élection complémentaire tant que l’Etat, par son service des communes, ne l’aura pas validée». La Division affaires communales et droits politiques, dirigée par Siegfried Chemouny, devrait préaviser favorablement pour cette date qui a déjà été bloquée depuis longtemps pour quatre scrutins fédéraux.

Le juriste rappelait jeudi matin aux syndics du district de Nyon que «la fonction doit être repourvue dans les 90 jours depuis la vacance du poste – et non depuis la date de la démission!»

Si Christian Pierrehumbert ne quitte l’exécutif que le 15 mars, il devient possible de tenir le premier tour de l’élection de son successeur le 14 juin.

Davantage de participation et moins de frais

Ce report s’avère judicieux, car il épargne la convocation du bureau et du corps électoral pour un scrutin communal isolé. Démocratiquement parlant, les votes groupés ont l’avantage d’accroître le taux de participation. Atout supplémentaire, on évite que l’échéance pour le dépôt des listes, six semaines avant le vote, ne tombe en pleines vacances de Pâques.

Mais le principal atout d’un scrutin commun est surtout d’ordre financier. La bourse communale devra certes prendre en charge les frais d’impression des bulletins de vote et les charges liées au bureau électoral, mais elle économise les coûts d’envoi du matériel de vote, lequel est acheminé par la Centrale d’achat de l’Etat de Vaud qui enverra les 400 000 enveloppes aux électeurs du canton.