40'000 jeunes à Rome pour la rencontre européenne de Taizé

Quarante mille jeunes chrétiens, des catholiques, protestants et orthodoxes, ont afflué vendredi à Rome à la rencontre européenne oecuménique de Taizé.
28 déc. 2012, 13:40
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
religion

Des célébrations dans des basiliques alterneront avec des échanges et des rassemblements jusqu'au 2 janvier, dans le cadre des rencontres européennes oecuméniques de Taizé.

Le 29 décembre, les jeunes, âgés de 16 à 35 ans, se retrouveront en fin d'après-midi sur la place Saint-Pierre, pour une célébration oecuménique selon le rite de Taizé, en présence du pape Benoît XVI.
 
Les familles romaines ont répondu largement à l'appel de l'Église pour héberger les pèlerins. Une bonne partie d'entre eux viennent d'Europe de l'Est.
 
La prière et le silence, la solidarité et la paix, la confrontation avec le monde contemporain, le doute, l'exemple des premiers chrétiens et celui des "martyrs de la foi" d'aujourd'hui, seront au centre du "pèlerinage de la confiance pour la paix".
 
"Source de la foi"
 
"Nous avons choisi cette année d'aller à la source de la foi pour découvrir une foi plus personnelle. Aujourd'hui, l'on ne peut plus croire seulement par tradition", a souligné dans une interview à Radio Vatican le prieur de Taizé.
 
Dans le quotidien du Vatican, l'"Osservatore Romano", Frère Aloïs a relevé que l'oecuménisme de Taizé ne cherche pas à nier l'ancrage dans des traditions chrétiennes différentes: "Nous sommes appelés à ne pas garder auprès de nous ceux qui viennent chez nous, à ne pas créer un mouvement de Taizé, mais à les renvoyer chez eux, dans leurs Églises", a-t-il dit.
 
Les rencontres de Taizé ont été lancées en 1978 par le protestant suisse Roger Schutz (1915-2005), fondateur de cette communauté oecuménique installée en Bourgogne. Ces rencontres se sont déjà tenues trois fois à Rome: en 1980, 1982 et 1987. La dernière a eu lieu à Berlin, fin 2012.