Accord de libre-échange Ceta: Donald Tusk et Justin Trudeau n'enterrent pas la réunion de jeudi

Alors que l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada est toujours bloqué par le refus de la Wallonie, le président du Conseil européen Donald Tusk et le Premier ministre canadien Justin Trudeau pensent qu'une solution peut encore être trouvée d'ici à jeudi.
24 oct. 2016, 19:36
/ Màj. le 24 oct. 2016 à 19:38
Donald Tusk ne veut pas encore enterrer l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada.

Le sommet prévu jeudi à Bruxelles pour signer l'accord de libre-échange entre l'Union européenne (UE) et le Canada (Ceta) "est toujours possible". Et cela même si la Belgique s'est déclarée dans l'impossibilité de l'approuver, a indiqué lundi le président du Conseil européen Donald Tusk, en accord avec le premier ministre canadien Justin Trudeau.

 

"Ensemble avec le premier ministre Justin Trudeau, nous pensons que le sommet de jeudi est toujours possible. Nous encourageons toutes les parties à trouver une solution. Il y a encore du temps", a assuré dans un tweet Donald Tusk, après s'être entretenu au téléphone avec le dirigeant canadien.

Le premier ministre belge Charles Michel a pourtant annoncé dans l'après-midi que son pays n'était "pas en état de signer le Ceta", n'ayant pas reçu l'approbation des parlements de toutes les entités de Belgique.

"On nous a demandé de donner une réponse claire aujourd'hui. La réponse claire à ce stade, c'est non", a asséné M. Michel, qui a immédiatement informé de sa réponse M. Tusk.

Le président du Conseil, représentant des 28 pays de l'UE, avait donné à la Belgique jusqu'à lundi soir pour faire connaître sa position.

 

Bruxelles dit "non"

Si le gouvernement fédéral, la communauté germanophone et la Flandre ont approuvé ce traité, la Wallonie, le gouvernement bruxellois et la communauté linguistique francophone ont refusé de déléguer leur pouvoir à la Belgique pour signer cette convention.

 

 

Avec ce blocage, la Belgique est le seul des 28 pays de l'UE dans l'impossibilité de signer cet accord transatlantique. Ce dernier concerne plus de 500 millions d'Européens.

"Nous ne voulons pas que (cet accord) mette en cause les normes sociales et environnementales ainsi que la protection des services publics", a expliqué Paul Magnette, chef du gouvernement de Wallonie, devenu le chef de file de l'opposition belge au Ceta.