Afrique: le lion menacé de disparition

Une étude internationale affirme que le lion est menacé dans de nombreuses régions d'Afrique. La situation est particulièrement critique en Afrique centrale et de l'Ouest. Seuls l'Afrique du Sud, le Botswana, la Namibie et le Zimbabwe tirent leur épingle du jeu.
26 oct. 2015, 16:52
/ Màj. le 26 oct. 2015 à 16:54
Sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le lion est classé "vulnérable".

Le lion est menacé de disparition dans de nombreuses régions d'Afrique, selon une étude internationale publiée lundi dans la revue américaine PNAS. Seules les réserves dûment protégées dans le sud du continent laissent quelque espoir au roi des animaux.

Une équipe internationale de chercheurs sous la direction de Hans Bauer, de l'Université d'Oxford (GB), a passé en revue des études réalisées au cours des 25 dernières années et portant sur 47 régions d'Afrique.

Leur constat: la situation est particulièrement critique en Afrique centrale et de l'Ouest. Les effectifs de lions vont probablement y fondre de moitié au cours des vingt prochaines années, écrivent les scientifiques. Dans l'est du continent également, les populations sont nettement à la baisse et l'animal risque d'y disparaître dans les décennies à venir.

Seuls quatre pays d'Afrique australe tirent leur épingle du jeu: l'Afrique du Sud, le Botswana, la Namibie et le Zimbabwe. Les lions y sont en augmentation, mais ils vivent dans des réservées protégées par des grillages, notent les chercheurs, soulignant le rôle important que ces infrastructures pourraient jouer dans la sauvegarde de l'espèce.

Classé vulnérable

Sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le lion est classé "vulnérable". Les populations se sont réduites de 42% environ au cours des 21 dernières années, selon l'UICN.

Sur la base de leurs résultats, les auteurs de l'étude suggèrent de réviser cette classification. La disparition galopante des lions dans une large partie de l'Afrique indique un net glissement écologique, dans lequel le roi des animaux ne joue plus son rôle-clé de prédateur numéro un, écrivent-ils.