Allemagne: le procès des meurtres racistes continue

Dans l'affaire des crimes racistes perpétrés par un groupe néo-nazi "Clandestinité nationale-socialiste" (NSU), le tribunal de Munich veut entendre deux témoins en Suisse. Ils doivent donner des renseignements sur l'arme utilisée pour le meurtre.
07 août 2015, 12:44
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le procès des meurtres racistes perpétrés par le NSU continue. La principale accusée, Beate Zschäpe, s'est rendue en 2011.

L'arme est un Ceska qui a été utilisé pour tuer neuf immigrés entre 2000 et 2006. La volonté de faire témoigner les deux Suisses a été évoquée par la porte-parole du tribunal, confirmant une information de l'hebdomadaire allemand "Focus".

Un des deux hommes aurait acheté en 1996 le pistolet en Suisse et l'aurait transmis à l'autre. L'arme serait arrivée entre les mains des trois prévenus après avoir été récupérée par des intermédiaires, selon "Focus". Mais les circonstances n'ont pas encore été clarifiées.

S'il ne parvient pas à faire témoigner par vidéo les deux hommes, le tribunal demandera à une juridiction suisse de les convoquer. Les juristes ont envoyé plus de 250 questions à l'Office fédéral de la justice (OFJ), selon "Focus".

Un ancien marchand d'armes en Suisse avait déjà été entendu en octobre par la Cour. Il avait vendu l'arme à un client en Suisse, avant qu'elle ne soit achetée par des intermédiaires.

La NSU est accusée au total de 10 meurtres racistes, de deux attentats à l'explosif et d'environ 15 braquages. Les victimes étaient neuf immigrés - huit Turcs et un Grec - et une policière. La principale prévenue est Beate Zschäpe, qui s'était livrée en 2011 à la police.