Angela Merkel avertit la Turquie qu'un retour de la peine de mort lui fermerait les portes de l'UE

Alors que le président turc Erdogan envisage un retour de la peine de mort en Turquie après la tentative de coup d'Etat, la chancelière allemande Angela Merkel lui a téléphoné pour l'avertir qu'une telle mesure fermerait les portes de l'Union européenne à son pays.
18 juil. 2016, 21:52
/ Màj. le 18 juil. 2016 à 21:54
Angela Merkel se montre intransigeante avec la Turquie d'Erdogan.

Angela Merkel a téléphoné lundi au président turc Recep Tayyip Erdogan pour lui signifier qu'une réintroduction de la peine de mort, suite au putsch manqué, mettrait fin à toute perspective d'entrée de son pays dans l'UE. La chancelière allemande s'est aussi inquiétée des purges en cours.

Lors de cette conversation, la chancelière allemande a souligné "très clairement" à Recep Tayyip Erdogan que l'Allemagne, comme l'Union européenne dans son ensemble, refusait la peine de mort. Elle a également affirmé que le retour de la peine capitale ne serait "en aucun cas compatible avec une adhésion à l'UE", a indiqué une porte-parole du gouvernement.

 

Le porte-parole de Mme Merkel, Steffen Seibert, avait souligné déjà en milieu de journée, que "l'introduction de la peine de mort en Turquie signifierait (pour Ankara) la fin des négociations d'adhésion à l'Union européenne".

Lors de l'entretien téléphonique, Mme Merkel a aussi souligné que la récente vague d'arrestations ou d'exclusions dans l'armée, la police et la justice était "source de grande préoccupation" à Berlin. Elle a de nouveau appelé M. Erdogan à respecter l'Etat de droit.

"Nous avons vu dans les premières heures après l'échec du putsch des scènes révoltantes d'arbitraire et de vengeance envers des soldats, en pleine rue", avait aussi souligné le porte-parole de Mme Merkel."Une telle chose est inacceptable", avait-il insisté.