Annecy: un chasseur abat par erreur un cheval, pensant que c'est une biche

Un chasseur a confondu un cheval et une biche, abattant l'équidé d'une balle en pleine tête. La scène s'est produite samedi dernier à Motte-En-Bauges, entre Annecy et Chambéry, en Savoie.
24 oct. 2016, 21:53
/ Màj. le 24 oct. 2016 à 22:25
Selon la mère de la propriétaire, le chasseur avait un fusil à lunettes qui rend son explication peu crédible.

La saison de la chasse bat son plein en Savoie. Et, samedi, un chasseur a abattu accidentellement un cheval à Motte-En-Bauges, dans un parc naturel situé entre Annecy et Chambéry.

Le cheval est parvenu à s'échapper de son enclos, indiquent nos confrères du Dauphiné Libéré. Alors qu'il marchait sur un chemin apparemment dégagé, en plein jour, il a été abattu d'une balle en pleine tête. Le chasseur a assuré qu'il l'avait confondu avec une biche. Une version que la propriétaire de l'équidé a de la peine à admettre. "Comment peut-on dire ça? Mon cheval mesure 1 m 60 au garrot et pèse 650 kilos!", peut-on lire sur ChevalMag. En moyenne, une biche fait environ un mètre au garrot et pèse en moyenne une centaine de kilos...

 

 

Le site spécialisé, qui parle d'un "drame malheureusement pas isolé", recommande aux éleveurs de signaler très clairement avec des panneaux leurs enclos et la présence de leurs chevaux, mais aussi de les recouvrir avec des couvertures fluorescentes ou de couleurs vives. 

Selon Le Nouveau Détective, l'animal s'appelait Trésor et avait 9 ans. Et sa maîtresse est furieuse parce que les gendarmes ont refusé de prendre sa plainte et parce que le chasseur n'a même pas pris la peine de s'excuser. Pire, il lui a reproché le risque qu'il encourrait de perdre son permis. 

Si la police a tout de même ouvert une enquête, la mère de la propriétaire a pris les devants en lançant une pétition en ligne déjà riche de plus de 2600 signatures ce lundi soir. Intitulée "Halte au carnage des chasseurs", elle réclame que le permis de chasse soit plus difficile à obtenir et que le port d'armes soit mieux réglementé.

par Olivier Hugon