Au moins 106 journalistes tués en 2011

Au moins 106 journalistes ont été tués dans 39 pays en 2011, a affirmé aujourd'hui la Presse Emblème Campagne (PEC). Parmi eux, 20 sont morts en couvrant les soulèvements dans les pays arabes, selon le rapport annuel de l'ONG basée à Genève.
03 août 2015, 22:14
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Comparativement à 2010 (105 journalistes tués), le chiffre de 2011 ne marque aucune amélioration: deux journalistes en moyenne ont été tués chaque semaine dans le monde, a indiqué la PEC. En cinq ans, 539 journalistes sont morts dans l'exercice de leur métier,  selon le décompte de l'ONG.

«L'année écoulée a été particulièrement dangereuse pour de nombreux employés des medias, en raison des soulèvements dans plusieurs pays arabes. Au moins 20 journalistes sont morts pendant ces troubles. Une centaine d'autres employés des medias ont été attaqués, harcelés, arrêtés, blessés lors des événements en Egypte, Libye, Syrie, Tunisie et  Yémen», a affirmé la PEC.

Douze morts au Mexique

Le Mexique a été le pays le plus dangereux pour les journalistes, comme l'an dernier, avec au moins 12 victimes depuis janvier. La guerre qui fait rage entre l'armée et les cartels de la drogue dans le nord du pays explique ce bilan très élevé.

Le Pakistan a été le deuxième pays le plus meurtrier (comme en 2010), avec 11 tués, principalement dans les zones frontalières de l'Afghanistan. L'Irak suit, avec sept morts, ex-æquo avec la Libye, où sept journalistes sont décédés en relation avec le conflit.

Les Philippines sont au 5e rang, avec le Brésil et le Honduras (six tués chacun). Suivent le Yémen (cinq), la Somalie (quatre),  puis l'Afghanistan (trois), l'Inde (trois), l'Egypte (trois), la  Russie (trois) et le Pérou (trois).

Plus des deux tiers des journalistes ont été visés intentionnellement. Les autres sont morts accidentellement lors de manifestations, dans des combats, lors d'attentats à la bombe ou d'explosions de mines, selon l'ONG.

Sur le plan diplomatique, la PEC fait état de progrès. Il existe une plus grande prise de conscience sur le fait que la profession de journaliste est confrontée à des risques accrus en raison de la multiplication des conflits. La PEC milite pour une convention internationale renforçant la protection des journalistes dans les zones de conflit.