Autriche: un recours collectif contre Facebook réuni 60 000 personnes

La plainte contre Facebook déposée le 1er août par le juriste viennois Max Schrems a reçu le soutien de 60 000 personnes. Le Viennois reproche au réseau social de violer le droit protégeant les données personnelles des utilisateurs.
07 août 2015, 14:07
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
ARCHIV - ZUR VERDREIFACHUNG DES GEWINNES VON FACEBOOK IM 1. QUARTAL 2014 STELLEN WIR IHNEN FOLGENDES BILDMATERIAL ZUR VERFUEGUNG - This Feb. 1, 2012 photo shows the Facebook logo on a computer screen in Berlin. Der Zustrom neuer Nutzer zahlt sich f?r Facebook in Form von immer h?heren Werbeeinnahmen aus. Das soziale Netzwerk wird noch interessanter f?r Anzeigenkunden. Der Umsatz legte im ersten Quartal im Vergleich zum Vorjahreszeitraum um 72 Prozent auf 2,5 Mrd. Dollar zu. Der Gewinn verdreifachte sich auf unter dem Strich 642 Mio. Dollar. (AP Photo/Matt Rourke, Facebook)(AP Photo/dapd, Timur Emek)

Le jeune juriste viennois Max Schrems a annoncé jeudi que son recours collectif contre Facebook a obtenu le soutien de 60'000 personnes. Dans sa plainte, lancée le 1er août, il accuse le grand réseau social de violation du droit protégeant les données personnelles des Internautes.

Il espère obtenir un dédommagement de 500 euros (environ 600 francs) par plaignant. Facebook revendique 1,32 milliard d'utilisateurs. Tout utilisateur majeur de Facebook à travers le monde, sauf aux Etats-Unis et au Canada, peut en principe se joindre à cette "class-action" (recours collectif).

Selon M. Schrems, le tribunal régional de Vienne avait donné quatre semaines à Facebook Irlande, qui gère les activités internationales du réseau, pour se prononcer sur les accusations formulées dans la cadre de ce recours. Personne chez Facebook Irlande n'était disponible pour faire un commentaire dans l'immédiat.

Au cours de ses études de droit, Max Schrems avait pu accéder à une compilation de ses données personnelles, soit 1222 pages. Elles répertoriaient toutes ses activités sur Facebook, y compris ce qu'il pensait avoir supprimé.

Le Viennois avait accusé en août 2011 le réseau social de détention abusive de données personnelles, déposant un recours devant l'Autorité de protection de la vie privée en Irlande (DPC), où l'entreprise américaine a son siège social européen. La DPC avait donné raison à l'étudiant et demandé à Facebook de clarifier sa politique sur les données privées.