Bachar al-Assad est apparu en public à la mosquée pour l'Aïd al-Adha

A l'occasion du première journée de l'Aïd al-Adha, le président syrien Bachar al-Assad est exceptionnellement apparu en public ce samedi dans une mosquée à Damas.
07 août 2015, 14:17
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le président syrien Bachar al-Assad, dont les apparitions publiques sont rares (photo d'illustration), a participé samedi à la prière dans une mosquée de Damas au premier jour de l'Aïd al-Adha.

Le président syrien Bachar al-Assad, dont les apparitions publiques sont rares, a participé samedi à la prière dans une mosquée de Damas au premier jour de l'Aïd al-Adha, ont indiqué des médias officiels syriens. Dans son prêche, le plus haut dignitaire religieux de Damas a fustigé la communauté internationale.

"Le président Bachar al-Assad mène la prière de l'Aïd al-Adha à la mosquée Nouaman ben Bachir à Damas", a indiqué l'agence officielle syrienne SANA alors que le compte Twitter de la présidence a publié des photos de Bachar al-Assad priant aux côtés de dignitaires religieux et de membres de son gouvernement.

L'une des dernières apparitions publiques de Bachar al-Assad s'est produite en juillet au palais présidentiel à l'occasion de son investiture pour un nouveau mandat à la tête de la Syrie. Il avait alors promis de reprendre le contrôle de l'ensemble du pays.

Dans son sermon, Adnan Afyouni, le plus haut responsable religieux de la capitale syrienne, a critiqué la communauté internationale pour son soutien à la rébellion syrienne depuis le début de la guerre civile il y a trois ans.

"L'Aïd est synonyme de bonheur dans la vie de la communauté musulmane, mais l'Aïd n'est pas entré dans nos maisons car l'Ouest et ses collaborateurs arabes ont décidé de faire de notre pays un champ de bataille", a-t-il dit.

"Nous nous engageons à préserver le pays d'être transformé en une zone de guerre, déchiré et divisé", a-t-il poursuivi, mentionnant les "projets élaborés à la Maison Blanche et mis en place aujourd'hui dans le nord et l'est de la Syrie". Ces déclarations faisaient référence aux frappes aériennes menées depuis le 23 septembre par la coalition dirigée par Washington contre l'Etat islamique (EI), solidement implanté dans le nord et l'est du pays.