Barack Obama appelle l'Europe à l'union

Le président américain, de visite en Europe, a montré son opposition au Brexit et appelé le continent à rester soudé pour faire face aux défis internationaux.
25 avr. 2016, 19:16
/ Màj. le 25 avr. 2016 à 19:23
Lors de cette visite, les chefs d'Etat ont eu l'occasion de tester les lunettes de réalité virtuelle.

Les Etats-Unis ont besoin d'une Europe forte et unie pour relever les grands défis internationaux tels que la lutte contre les djihadistes de l'Etat islamique, a déclaré lundi Barack Obama en visite en Allemagne. Cet appel intervient alors que le projet européen est fragilisé par la montée des populismes et la menace d'un retrait du Royaume-Uni.

A Londres, première étape de sa tournée européenne, le président américain avait déjà invité les Britanniques à voter "oui" lors du référendum du 23 juin sur le maintien du royaume au sein de l'UE.

"Je suis venu aujourd'hui au coeur de l'Europe pour dire que les Etats-Unis et le monde entier ont besoin d'une Europe forte, prospère, démocratique et unie", a-t-il encore souligné lundi lors d'un discours à la foire de Hanovre, dans le nord de l'Allemagne.

 

"Moment décisif"

"C'est un moment décisif et ce qui se déroule sur ce continent a des conséquences pour le monde entier", a poursuivi le président. Il a évoqué les difficultés économiques, particulièrement vives dans les pays du sud de l'Union européenne, et la crise migratoire, qui alimente les craintes et le repli sur soi.

"Au siècle dernier, à deux reprises dans une période de 30 ans, les forces des empires, celles de l'intolérance et du nationalisme extrême ont consumé et largement réduit en ruines ce continent", a-t-il mis en garde. Il a également invité les pays européens à ne pas stigmatiser l'islam, en estimant que l'intégration devait concerner toutes les populations.

"Si une Europe unie, pacifique, ouverte, pluraliste et libérale commence à douter des progrès accomplis au cours des dernières décennies, cela renforcera ceux qui disent 'cela ne peut pas marcher' et soutiendra le communautarisme", a insisté M. Obama.

"Peut-être avez-vous besoin que quelqu'un de l'extérieur comme moi vous rappelle les progrès que vous avez accomplis", a-t-il dit, avant sa rencontre dans l'après-midi avec la chancelière Angela Merkel, le président français François Hollande et les Premiers ministres britannique et italien, David Cameron et Matteo Renzi. Le quinquet devait en principe évoquer à cette occasion la Syrie.