Cameron s'entretient avec Obama et Hollande au sujet de l'insurrection syrienne

David Cameron, Barack Obama et François Hollande ses ont entretenus hier soir pour évoquer la mise en place de moyens d'aide à l'opposition syrienne.
23 août 2012, 07:40
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
la Maison blanche souligne que cette conversation téléphonique a permis d'insister sur la nécessité d'élargir le soutien international à l'opposition à Bachar al-Assad.

Le Premier ministre britannique David Cameron a téléphoné séparemment mercredi soir au président américain Barack Obama et au chef de l'Etat français François Hollande.

Les dirigeants ont parlé des moyens à mettre en oeuvre pour aider l'insurrection syrienne, a rapporté le 10 Downing Street.
 
Jugeant un éventuel recours à des armes chimiques ou la menace de leur usage "complètement inacceptable", David Cameron et Barack Obama ont estimé qu'un tel événement les amènerait à "revoir leur approche" du conflit.
 
"Comme avec Hollande, le Premier ministre et Obama ont évoqué les moyens d'accroître le soutien déjà apporté à l'opposition de façon à mettre fin à la violence en Syrie et à ramener la stabilité", ont ajouté les services de Cameron.
 
Dans un communiqué, la Maison blanche souligne que cette conversation téléphonique a permis d'insister sur la nécessité d'élargir le soutien international à l'opposition à Bachar al-Assad.

 

Amnesty dénonce les violences subies par les civils à Alep
 
En parallèle des échanges entre les chefs d'Etats, Amnesty International dénonce les violences sur la population à Alep.
 
Les civils subissent un niveau de violence "horrible" à Alep en raison des combats entre l'armée syrienne et les rebelles, affirme jeudi Amnesty International.
 
L'ONG accuse notamment les forces de Bachar al-Assad de procéder à des bombardements sans le moindre discernement.
 
Une équipe d'Amnesty International s'est rendue pendant 10 jours début août à Alep, la grande ville du nord de la Syrie devenue l'un des principaux champs de bataille du soulèvement contre le président Assad.
 
Au cours de cette mission, "Amnesty International a enquêté sur une trentaine d'attaques dans lesquelles plus de 80 civils qui ne participaient pas directement aux hostilités ont été tués et plus encore ont été blessés", écrit l'organisation dans son rapport.
 
"Dans l'écrasante majorité des cas, les victimes ont été tuées ou blessées par des attaques des forces gouvernementales constituant des violations du droit humanitaire international."
 
Ces civils, dont beaucoup d'enfants, ont été touchés chez eux, en faisant la queue pour obtenir du pain ou encore dans des lieux où ils pensaient se mettre à l'abri, poursuit Amnesty.
 
Cadavres menottés et torturés
 
"Beaucoup de civils (...) ont été tués et bien plus encore ont été blessés ces dernières semaines en raison de frappes aériennes et de tirs d'artillerie et d'obus de mortier par les forces gouvernementales contre des quartiers résidentiels" soupçonnés d'abriter des rebelles, insiste Amnesty.
 
L'organisation exprime en outre son inquiétude face à l'apparente multiplication des exécutions sommaires de la part de tous les belligérants, y compris des rebelles qui, selon elle, agissent de manière largement indépendante de la hiérarchie de l'Armée syrienne libre (ASL).
 
Amnesty évoque notamment la découverte régulière de cadavres d'hommes, jeunes pour la plupart, menottés et portant des traces de torture, abandonnés en périphérie de la ville près du siège des services de renseignement de l'armée de l'air.