Carnaval de Rio: les grandes écoles de samba se mettent en mouvement

Le carnaval de Rio correspond aussi au début de la compétition des écoles de samba. Avec quelque 4000 participants "Inocentes de Belfort Roxo" a ouvert le "bal" dimanche.
07 août 2015, 10:59
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La compétition des écoles de samba se déroule devant un public de 72'500 privilégiés sur le sambodrome à Rio.

L'école de samba "Inocentes de Belfort Roxo" avec ses 4000 participants aux parures multicolores extravagantes et chars monumentaux, a ouvert dimanche les défilés du carnaval de Rio de Janeiro. La compétition se déroule devant un public de 72'500 privilégiés sur le sambodrome.

C'est la première fois que cette école, fondée en 1993 dans la banlieue nord de la ville, défile avec les meilleures, grâce à sa forte performance l'année dernière dans les concours de deuxième division.

Elle a choisi de rendre hommage à la Corée du Sud en cette année 2013, premier cinquantenaire de l'immigration coréenne au Brésil. Son défilé s'intitule "Les sept confluences du fleuve Han".

Nées dans les favelas, les douze meilleures écoles de samba de Rio se disputent dans les nuits de dimanche et lundi le titre convoité de "championne du carnaval" avec leur lot de reines de beauté tout juste couvertes de quelques paillettes. Elles sont notées par 40 juges sur des critères bien précis.

La dernière au petit matin

Après Inocentes ce sera le tour de Salgueiro, aux couleurs rouge et blanc, qui a choisi d'exalter la "célébrité". Viendront ensuite, Unidos da Tijuca, qui transportera le spectateur en Allemagne, Uniao da Ilha, qui chantera le poète Vinicius de Moraes, et Mocidade Independente avec un thème sur le rock and roll.

La dernière école à passer, quand le jour se lèvera, sera Portela, qui rendra hommage au quartier de Madureira, berceau de la samba. Un défilé coûte de 2 à 5 millions de dollars (1,8 à 4,6 millions de francs) et se prépare pendant un an.

Autrefois exclusivement financé par les mafieux des jeux clandestins, ce sont de plus en plus des entreprises brésiliennes et étrangères qui les parrainent.